Finir sa journée sur une note positive

Je ne sais pas pour vous, mais j’aime beaucoup finir ma journée de travail sur une note positive. J’ai pensé partager avec vous ce que je fais pour vous donner des idées!

Voici ce que je mets au menu.

  1. Terminer la journée sur un bref appel téléphonique pour prendre des nouvelles de quelqu’un – un client, un collègue, un ami – simplement pour dire que je pense à eux. Ça les fait toujours sourire et ça nous fait du bien à tous les deux.
  2. Envoyer un courriel qui dit « Merci » à quelqu’un. C’est un rituel qui fait du bien.
  3. Prendre les 10 dernières minutes pour entreprendre une tâche que nous reportons, c’est comme si on prend la première petite bouchée d’éléphant avant le lendemain. Et un éléphant, on mange ça une petite bouchée à la fois, vous le savez bien!
  4. Ranger sa surface de travail pour trouver un espace accueillant le lendemain matin.
  5. Accomplir une dernière tâche sur sa liste de choses à faire nous donnera un sentiment d’avoir accompli quelque chose.
  6. Noter les choses à faire la journée suivante. C’est une excellente manière de désembourber son esprit et nous aider à être plus concentré le lendemain.
  7. Méditer quelques minutes. De très nombreuses applications peuvent aider. Oui, ça demande un peu de pratique mais les bienfaits sont énormes pour nous permettre de réduire notre stress. Pas envie de méditer? Alors prendre une série de respirations (cohérence cardiaque) en souriant largement.
  8. La recherche démontre que le simple fait d’accomplir le même rituel pour terminer sa journée de travail devint une manière de fermer la boutique et passer à autre chose. Éteindre les lampes, ranger son bureau…
  9. Prendre un moment pour repenser à ce qui s’est bien passé, noter 3 choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants, les petits succès. Plus la journée s’est mal passée et plus ce rituel est important!
  10. Faire quelque chose de rigolo, danser, lever les bras au ciel et dire « WOOHOO!  La journée est terminée »

Et vous?  Que faites-vous pour marquer une pause entre le travail et la maison? Surtout en ce moment alors que plusieurs font du télétravail. C’est plus compliqué de « lâcher le travail » pendant qu’on est en route vers la maison – le temps de transport est souvent nul! Passer de l’espace bureau à l’espace famille ne prend qu’un instant. C’est d’autant plus important de planifier la transition souriante entre les deux.

Bonne soirée!

Rire, joie et santé

Linda

Un creux de vague, ça arrive à tout le monde

Un creux de vague, ça arrive à tout le monde. À moi aussi. J’en expérimente un en ce moment.

C’est certain que, faisant le métier que je fais, les gens ne s’attendent pas à ce que je traverse des creux. Ou du moins, ils s’attendent à …

« Mais voyons Linda!  Ris! Ça va aller mieux! »

Chaque fois que j’entends cette phrase, je grinche un peu des dents parce que, oui, rire permet de se sentir mieux et de traverser la tourmente en gardant le cœur plus léger certes.

Mais…

Les creux de vague sont là. On ne doit surtout pas les ignorer, les repousser, chercher à en sortir rapidement à tout prix. Ça ne réglerait rien. En plus, j’ai l’impression que ça empirerait même les choses parfois que d’essayer de fuir ou d’oublier.

Sans entrer dans les détails, la dernière année m’a fait vivre des choses vraiment intenses. J’ai accompagné une amie très chère dans les derniers mois de sa vie à Toronto et, j’ai été auprès d’elle jusqu’à la fin alors qu’elle a pu recevoir l’aide médicale à mourir. Des montagnes russes d’émotions. Un privilège d’être auprès de quelqu’un qui est dans ma vie depuis presque 30 ans, de célébrer ses accomplissements, d’être une présence aimante, souriante et rassurante pour elle, d’être témoin de sa générosité envers tant de personnes au cours de sa vie trop courte. De l’accompagner vers « le beau grand jamais vu« . Oui. Un privilège.

Un grand défi de garder le cap, de rester fidèle à mes engagements de yoga du rire (je fais les séances sur Urgence Rire 3 fois par semaine et sur RigoloZoom une fois par semaine) en plus de mes conférences et ateliers avec de nombreux groupes et équipes de travail. J’ai pourtant réussi. Ne me demandez pas comment! Pendant un an.

C’est en ce moment que « la chose me rattrape ». À tout tenir en équilibre pendant presqu’un an, mon corps me demande maintenant de ralentir et de prendre le temps de me bercer doucement. Alors j’écoute et je fais.  Sans chercher à faire comme si tout allait bien ni à courir après les solutions miracle qui feraient disparaitre le mal-être temporaire. Je reste présente et en pleine conscience.

Je vous partage tout ça car je suis persuadée que vous vous reconnaîtrez peut-être dans ce que j’écris aujourd’hui.  Vous vivez aussi ces passages à vide qui se présentent parfois dans notre vie. Ces moments à ne pas trop se reconnaître. À vouloir tout bousculer pour que la sensation de mélancolie, de chagrin, de douleur, de morosité s’en aille et qu’elle soit remplacée par le calme, la sérénité, l’énergie et la bonne humeur. Nous voudrions que le soleil brille… en tout temps.

Et je trouve que l’expression « creux de la vague » est une très bonne représentation visuelle de ce qui se passe à l’intérieur de nous et de nos émotions.

Avez-vous déjà été sur une embarcation qui navigue sur une mer agitée (un lac ou des rapides)? Si vous n’avez jamais expérimenté la chose, vous avez certainement vu un film où l’on voit la mer qui se déchaîne, les vagues qui entourent le navire et forment une forteresse infranchissable avec des déferlantes qui peuvent atteindre 9 mètres de haut.  Les hauts et les bas de la vie.

Si vous avez déjà vécu une tempête en mer, vous vous souvenez probablement de la sensation du navire lorsqu’il est en haut de la vague et de celle lorsqu’il est au creux de la vague.  Même si nous avons un peu peur, nous SAVONS que nous ne resterons pas en haut, ni en bas de la vague! Que l’un comme l’autre sont des étapes et des cycles qui se suivent et qui PASSENT. Jusqu’à ce que la tempête se calme.

Nicole Bourget qui m’a enseigné à l’université nous martelait dans ses cours que « ce à quoi on résiste persiste ».

Alors aucune intention de résister en ce moment. Je me laisse aller toucher le fond de la vague car j’ai la certitude profonde que je vais remonter et surfer sur la crète de la prochaine!

Inutile de chercher à fuir la tempête. Elle est là… et elle est TEMPORAIRE.

Et c’est ce que je me répète depuis quelques semaines. Tout ceci est TEMPORAIRE.

Je vis ce que j’ai à vivre dans cette expérience et je SAIS que je ne suis pas « comme ça » pour toujours.  La preuve?  Je suis capable de vous en parler. En toute simplicité et transparence. Je suis capable de le faire parce que j’en ai la CERTITUDE! C’est TEMPORAIRE.

Gardons espoir.

Rire, joie et santé

Linda

p.s.: C’est aussi ce que le RIRE DE PLEURS nous enseigne.

p.p.s.: Je vous ai inséré des liens vers deux magnifiques chansons qui vont bien avec ce que j’écris ici. La première de Michel Rivard (Le beau grand jamais vu) et la seconde de mon amie Lucie Raîche (Un arbre à la terre)

p.p.p.s.: et pour être certaine de ne pas l’oublier, je me suis mis un rappel juste là, au coin de mon écran d’ordinateur!

p.p.p.p.s.: La chouette image est d’Amélie Montplaisir et elle s’appelle « Surfeuse sereine » J’ai la reproduction dans mon bureau! Surfer sur la vague…

Pas encore?!!!

Ah la la…

Nous sommes sur le bout de notre chaise depuis ce matin pour tenter de trouver la faille qui a permis d’envoyer un message à vous les abonnés…  J’avoue que je suis loin de trouver à rire de cette situation (je respire lentement c’est le mieux que je peux faire!) et nous travaillons fort pour régler la chose.

Ne vous en faites pas!  Personne dans l’équipe ne s’est mis à écrire des trucs « pour adultes » en langue étrangère!

Toutes nos excuses et aidez-nous en riant de tout ça pour nous…  Même si nous ne vous voyons pas, nous ressentirons la belle énergie qui se dégagera et nous aidera à respirer!

Belle fin de journée

Linda et l’équipe de l’École du yoga du rire

Et si on se faisait un câlin pour diminuer notre anxiété?

Oui!  Et si on se faisait un self-câlin?

La plupart d’entre nous souffrons à l’occasion d’anxiété. Du moins, nous souffrons de stress élevé. Les experts s’accordent pour dire que le stress chronique causerait de nombreux problèmes incluant l’insomnie, la dépression, l’épuisement… et des maladies très graves.

Et en ce moment, alors que tout notre monde semble péricliter, que nos repères habituels ont disparus, bonjour STRESS ET ANXIÉTÉ! Pour plusieurs, le sentiment de sécurité que nous ressentions peut s’être envolé.

Cependant, nous pouvons faire certains exercices simples et pratiques qui existent depuis fort longtemps et qui aideraient à diminuer ou même à éliminer cette anxiété.

J’ai découvert un exercice qui peut être pratiqué en tout temps lorsque l’anxiété pointe le bout de son nez. On suggère également de le pratiquer chaque jour pour aider à augmenter notre sécurité intérieure au quotidien. Il aide grandement à se sentir ancré mais aussi plus équilibré tant physiquement, que mentalement et émotionnellement.

Il s’agit d’un exercice de « self-câlin » qui est dérivé d’une technique développée par un expert en trauma et en stress, le Dr. Peter Levine.  J’ai fait une vidéo ici pour démontrer comment ça se passe. Cliquez sur le lien pour le faire avec moi.

Comment faire l’exercice du self-câlin

Avant de débuter l’exercice, j’aimerais que vous pensiez à votre corps comme à un contenant, pas seulement pour vos organes et systèmes physiques mais aussi pour vos émotions. Tout ça est dans notre corps. Gardez en tête que si vous ressentez de l’anxiété, c’est que votre « système » ne se sent pas en sécurité. Donc nous visons à entretenir des sensations de sécurité en nous grâce au « self-câlin ». Nous dominons ainsi les émotions débordantes comme l’anxiété.

Vous pouvez faire l’exercice debout ou assis.

  • Placez votre main droite sous le bras gauche, juste sous l’aisselle.
  • Placez ensuite votre main gauche sur votre épaule droite.
  • Sentez l’étreinte affectueuse que vous vous donnez.
  • Inspirez lentement en comptant jusqu’à quatre et expirez en comptant jusqu’à sept.
  • Notez les sensations dans votre corps.
  • Comment vous sentez-vous?

Vous pouvez continuer à respirer lentement et profondément, ou encore normalement. Restez dans cette position aussi longtemps que vous en ressentez le besoin, jusqu’à ce que vous vous sentiez calme et plus détendu. Ça peut prendre 30 secondes ou plusieurs minutes. L’idée est de rester présent à nos sensations et à nos émotions. Sans les juger.

Vous portez attention, vous respirez, vous relaxez et vous vous donnez une grosse dose d’amour. Tout ça aide à calmer votre système nerveux.

C’est une autre belle technique qui fonctionne tout en douceur.

Bon, évidemment, rire opère aussi des petits miracles dans le corps!  Vous n’avez pas à m’en convaincre et si vous ne l’avez pas encore expérimenté, je vous invite à rire deux ou trois minutes de manière intentionnelle et énergique. Puis, observez le calme qui s’installe dans votre corps et dans votre esprit. Besoin d’un petit coup de pouce? Faites les exercices avec moi ici

Alors la prochaine fois que vous sentirez l’anxiété monter en vous, que votre niveau de stress sera trop élevé, donnez-vous un beau câlin d’amour… et riez!

Ça marche vraiment bien!

Rire, joie et santé

Linda

Une grande leçon sur la peur

Je viens de lire un texte qui me donne une grande leçon sur la peur.

La peur d’échouer, d’être ridicule, de rater la cible… et ce texte, je le partage ici avec vous.

C’est tiré de « A Year of Living Consciously » par G. Hendricks.

Un jour Babe Ruth a dit : Ne laisse pas la peur de rater la balle te revenir » Et qui de mieux que le célèbre joueur des Yankee pour le savoir. Alors qu’il frappait tous ces coups de circuit, il en a aussi raté PLUS QU’AUCUN autre joueur. Et alors? Quand nous pensons à Babe Ruth aujourd’hui, nous ne pensons pas à tous ses retraits. Babe Ruth et les coups de circuit sont à jamais associés dans notre esprit.

Alors voici la question: Qu’est-ce qui serait l’équivalement de frapper un coup de circuit pour vous? Est-ce que ce serait d’écrire un poème, ou cuisiner une soupe, ou entrer à l’université? Et d’un autre côté, à quoi ça ressemble pour vous d’être « retiré du jeu »? D’écrire un poème que personne n’aimerait?  De cuisiner une soupe pas si bonne que cela? Être rejeté?

Remarquez maintenant que, dans tous ces cas, la deuxième possibilité ne peut pas arriver sans la première. Le retrait ne peut pas se produire si nous ne tentons pas d’abord de frapper la balle. Et autre chose – c’est rarement les choses que nous essayons d’accomplir et qui échouent qui nous troublent plus tard dans la vie. C’est TOUJOURS les choses que NOUS N’ESSAYONS PAS qui nous turlupinent.

Prenez des risques et tentez les choses auxquelles vous pensez mais n’avez pas encore osées. Et puis, qu’est-ce que ça fait si votre soupe ne se retrouve pas dans les grandes recettes de Campbell? Vous avez essayé! Le simple fait d’essayer fait du bien!

Alors moi je vous demande maintenant: Qu’est-ce que VOUS allez tenter MAINTENANT?

De mon côté, je sais qu’il y a quelque chose à quoi je pense depuis des mois. Quelque chose que je souhaiterais créer et qui me « travaille » depuis longtemps mais que je n’ai pas accompli parce que j’avais peur de ne pas « être assez bonne » pour ça. De ne pas être capable.

Eh bien. JE M’Y METS DÈS MAINTENANT. On verra bien ce qui arrivera! Si je me plante, j’aurai au moins essayé!

Juste à y penser, je me suis mise à sourire… et à pétiller.  Mi-peur, mi-excitation! MAIS JE FONCE!

À suivre!

Rire, joie et santé

Linda

P.S. Et pourquoi vous ne m’écririez pas ce que vous allez tenter? Histoire de l’avoir dit à quelqu’un pour vous forcer un peu à passer à l’action?  Ça me fera plaisir d’être votre « cheerleader »!  info @ yogadurire . com

L’amour est partout

C’est la conclusion que je me suis faite hier alors que je recevais de l’amour de la part d’une personne qui aurait pu sembler plus qu’improbable.

L’amour est partout.

Peu de personnes sont au courant mais je suis en ce moment à Toronto depuis un peu plus d’un mois pour y accomplir une mission importante. Celle d’accompagner une grande amie dans ses derniers moments de vie humaine. Importante, difficile, triste, magnifique, privilégiée. Qualificatifs qui vont bien avec ce qui s’est passé.

Cette amie a pris une belle place dans ma vie depuis près de 30 ans. D’abord ma patronne lorsque j’ai travaillé à la Fondation de l’hôpital de Montréal pour Enfants où je l’ai connue comme une femme déterminée, solide, visionnaire, généreuse, parfois bousculante mais toujours juste. Un peu « bulldozer » mais surtout du genre qui VOIT le potentiel des employés et qui les force à se dépasser.

Quelques mois après qu’elle eut quitté ce poste, nous nous sommes revues « socialement » et au fil des mois, nous sommes devenues amies. Passer du « vous » au « tu » avait été un défi pour moi!

De fins de semaines à sa maison à la campagne, aux séjours estivaux dans le Maine, dans ce qui est devenu un véritable havre où nous pouvions refaire nos forces après des mois de travail éreintant et où nous arrivions toujours exténuées et prêtes à faire le vide, nous avons accumulé des souvenirs complices et souriants.

Pendant le dernier mois où j’étais auprès d’elle, nous nous sommes rappelées des petits endroits que nous avons explorés ensemble, à l’affût de la trouvaille amusante ou utile. Des antiquaires où elle aimait fouiner. Des paysages magnifiques… Elle me racontait ses voyages, les personnes rencontrées, les défis surmontés, les coups durs, la beauté du monde.

Je n’ai aucune autre amie qui me dit quand je lui demande ce que des pétales de rose font dans un petit contenant « Ça vient d’une rose sur le cercueil de Mère Teresa quand je suis allée aux funérailles avec madame Chrétien et la délégation canadienne » ou alors que je fais le tri de ses photos et lui demande si c’est bien elle avec la reine Elizabeth « Je lui ai été présentée à deux reprises » ou « cette photo a été prise avec… dans une léproserie en Inde » ou « J’ai acheté ça dans un marché près de… » en me nommant un pays éloigné où la majorité des gens ne mettrons jamais les pieds, où les hommes tissent des tapis magiques et où le village au complet accompli une tâche créatrice pour sa survie.

Elle est partie jeudi dernier. Sereine, le coeur rempli de gratitude, entourée d’amour et en plein soleil. J’étais auprès d’elle.

Les messages ont commencé à affluer de ses amis à travers le monde. Tous exprimaient la tristesse mais aussi la joie et la reconnaissance qu’ils avaient de l’avoir eu dans leur vie. Une femme plus grande que nature. Pas parfaite – loin de là – mais une femme qui faisait sa part pour rendre le monde plus équitable et plus beau.

Elle est partie.  Et je suis restée pour accomplir le début de la deuxième partie de ma mission. Un peu engourdie. Profondément émue et honorée d’avoir pu être avec elle au bout de ce chemin de vie.

Hier, j’avais entrepris des tâches administratives. Trier, classer, ranger pour occuper mon cerveau et tenter d’y voir plus clair.

Depuis une semaine, j’avais demandé à me faire remplacer pour mes séances de yoga du rire avec URGENCE RIRE et Rire en ligne (les séances de Corinne en France). Je n’ai pas pratiqué aussi assidument qu’à mon habitude mes exercices de rire intentionnel. Les larmes avaient la priorité! Je suis restée forte pendant des mois et il était temps de leur laisser le droit de sortir. Et elles sortaient!

Hier donc, j’ai souhaité reprendre mon créneau de 16h (heure du Québec) et proposer une séance de 10 minutes de rire intentionnel mais tout en douceur, pour ne pas me bousculer et pour éviter d’éclater subitement en sanglots comme ça m’arrive depuis quelques jours. Nous avons fait 10 minutes ensemble. Et ça m’a fait beaucoup de bien. En douceur, sans rire très fort mais je riais et c’était bon.

J’avais une dernière tâche à accomplir avant la fin de l’après-midi: aller à la banque pour les aviser du décès de mon amie et entamer le transfert de compte vers celui de la succession. Je les avais rencontrés à plusieurs reprises au cours des dernières semaines et ils ont fait preuve de beaucoup de délicatesse et de gentillesse à mon égard. J’ai tenu bon pendant que la responsable m’expliquait ce qui allait se passer et comment j’allais pouvoir procéder. C’est en sortant que j’ai « perdu mon calme » et me suis mise à pleurer alors que j’étais sur le trottoir à une heure de grande circulation. Incapable d’avancer. Je restais là à pleurer. Et les gens passaient près de moi indifférents et pressés de rentrer à la maison.

Jusqu’à ce qu’un homme qui marchait vers moi, habillé de manière vraiment extravagante et digne d’un costume assemblé de vêtements donnés, me regarde et me dise: « What’s wrong honey? Tell me. I am Mother Nature and I can help » Le regard tellement rempli de compassion et d’amour. « Qu’est-ce qu’il y a chérie? Dis moi. Je suis Mère Nature et je peux t’aider »

Cet itinérant amoché s’était arrêté pour me consoler… a voulu m’aider dans mon chagrin.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que, depuis des semaines, je voyais des sans abris chaque jour dans le voisinage et que les gens passent près d’eux sans s’arrêter mais aussi, que moi je ne me sentais jamais rassurée d’en croiser autant. Un homme qui hurle et gesticule et semble être en crise, ça n’a rien de rassurant j’en conviens. Et nous en croisons hélas trop en ce moment. Drogue? Santé mentale? Je ne sais pas mais je marche vite quand je sors dans ce voisinage.

Et cet homme qui parlait seul quelques instants plus tôt s’était arrêté pour me donner un peu d’amour alors que les autres passants passaient.

J’aurais voulu le prendre dans mes bras pour le remercier et l’accueillir à mon tour.

COVID oblige, je lui ai dit en m’essuyant les yeux, qu’il venait de me faire beaucoup de bien. « This, my dear, is worth a whole lot of brownie points in heaven. You are a dear dear man » « Ça, mon cher, ça vaut beaucoup de points de sucre à la crème au ciel. Vous êtes très très précieux cher homme » Et il a repris son chemin en m’envoyant un baiser de la main. Sans rien demander.

L’amour m’est arrivé sur un coin de rue d’une manière improbable et salvatrice. Le réconfort m’est arrivé de la part d’une personne qui en avait certainement autant besoin que moi. Un petit moment d’humanité profondément et intensément lumineuse.

Leçons à retenir: regarder avec les yeux du coeur. Ne pas juger. Ne pas avoir peur.  L’amour est partout.

HAHAmaste

Rire, joie et santé

Linda

Sourire avec un masque?

Avez-vous remarqué que c’est plus difficile de voir un sourire avec un masque? La moitié du visage est couverte et il ne reste que les yeux pour déceler l’expression faciale.

Lorsque nous croisons des gens en marchant dans les rues ou les parcs, nous gardons nos distances – ce qui, d’une part, nous fait nous sentir plus en sécurité, mais, d’autre part, nous éloigne aussi émotionnellement. Chaque fois que je marche, je remarque que la plupart des gens marchent en regardant par terre… comme si le fait de se regarder allait être un élément de contamination!

Si la science étudie l’impact des masques pour réduire la propagation du COVID, elle étudie aussi l’impact du sourire chez les humains. Masque et sourire… Comment concilier les deux ?

Partager un sourire, ça créé un lien. Ça envoie un signal de réconfort et de chaleur humaine – ce dont nous avons grandement besoin en ce moment. Masque ou pas!

Le fait de sourire à une autre personne active des changements physiologiques en déclenchant les neurotransmetteurs associés au bien-être. Parmi ceux-ci figurent l’ocytocine – l’hormone de l’amour, qui circule lorsque nous ressentons une connexion partagée -, les endorphines qui favorisent un sentiment d’aisance et de calme, et même la sérotonine – toutes ces magnifiques hormones également antidépresseur naturel, qui s’activent lorsque nous nous sentons bien dans notre peau, que nous rions ou que nous pensons à certains bons moments de notre journée.

À l’heure actuelle, ce repère visuel est encore plus important que jamais, car beaucoup d’entre nous ne vont pas bien. L’automne est là, les journées sont plus courtes et nous nous préparons – au Québec du moins – à « entrer dans nos grottes » pour l’hiver. Plusieurs souffrent de dépression saisonnière et voient arriver novembre avec appréhension.

Lorsque nous nous sentons isolés socialement ou privés de contacts humains, sourire devient un lien essentiel avec la vie normale. Sans nos moyens habituels d’interaction sociale, dont le sourire constitue une part importante, nous courons inconsciemment le risque de recâbler notre cerveau à la peur et à l’anxiété. Ceci est particulièrement préoccupant chez les enfants, en raison de l’élasticité de leur cerveau et de la formation rapide de leurs neurones.

La recherche a déjà établi un lien entre l’impact négatif du manque de partage du sourire et ce qu’on appelle le « bonheur subjectif » – y compris chez les personnes qui ont recours au Botox, car il restreint les mouvements du visage, supprime les rides du rire ou du sourire. Intéressant n’est-ce pas?

Alors comment pouvons-nous nous assurer que nous recevons toujours notre dose quotidienne de bonheur et de connexion tout en portant un masque ? Comment pouvons-nous, pour le bien des enfants et des jeunes, trouver des moyens d’exprimer notre sourire ?

Même si nos bouches sont cachées, nous pouvons toujours partager une certaine intimité entre nous.

Nous devons sourire plus largement – à tel point que nos yeux s’illuminent.

Un sourire sincère déclenche toute une série de changements dans notre cerveau et dans notre système nerveux autonome. Nous sommes alors plus détendus donc moins anxieux.

À votre sourire, vous pourriez aussi ajouter un petit geste complice. Faites un signe de la main, un clin d’oeil ou levez les sourcils de façon amicale. Trouvez d’autres moyens créatifs d’exprimer votre sourire ; fabriquez un masque avec un sourire peint à la main ou une décalque comme celui que m’a offert ma cousine Joëlle (d’ailleurs, je vous invite à écouter l’épisode de l’Élément JOIE où elle est mon invitée. Vous entendrez le sourire dans sa voix). Portez un masque avec une partie transparente. Souriez très largement!

Et « surveillez » les gens. Faites preuve d’encore plus de bienveillance les uns envers les autres. Lorsque nous sommes masqués, notre capacité à sentir si quelqu’un va bien peut également être masquée.

On ne voit pas votre visage?  Profitez-en pour sourire TOUT LE TEMPS!  Vous ne serez pas bizarre au milieu d’une foule puisque … vous portez un masque par dessus votre sourire!  Faites sourire vos yeux!  Et dites-moi si vous sentez la différence la prochaine fois que vous prendrez l’air ou que vous serez dans un lieu public en portant fièrement votre sourire sous votre masque!

C’est un fait!

Rire, joie et santé

Linda

 

Vous ne pouvez pas rire en ce moment?

Vous me pouvez pas rire en ce moment? Pour toutes sortes de raison, c’est possible que rire ne soit pas une option pour vous présentement.

J’ai des échanges sur Messenger avec une amie qui a eu une grosse peur hier. Elle s’est retrouvée d’urgence à l’hôpital et a subit une intervention chirurgicale au coeur. Jeune, en forme, active, bonne alimentation… et malgré cela, elle a fait un gros infarctus.

Un ami avec qui j’en discutais me disait être surpris parce que, selon lui, ce sont « plus les hommes qui sont touchés par les maladies cardiaques »!  Hélàs non. Selon la Fondation des maladies du coeur du Québec, « un tiers de plus de femmes que d’hommes meurent d’un AVC au pays. Celles avec une insuffisance cardiaque sont plus touchées que les hommes. »

Ça fait réfléchir n’est-ce pas?

Je vous ai déjà parlé des recherches que Dr Michael Miller a entrepris à l’Université du Maryland où il est professeur et chercheur à la faculté de médecine. Je vous en ai parlé dans une vidéo que j’avais faite à mon retour de la conférence américaine de yoga du rire en 2018. Regardez la vidéo ici Rire c’est EXCELLENT pour la santé de notre coeur. Ne serait-ce que parce que rire va « zapper » les effets néfastes du stress, je suis persuadée des effets positifs du rire sur notre système cardiaque.

Je suggérais donc à mon amie d’imaginer qu’elle était en train de rire aux éclats. De bien ressentir l’énergie du rire dans son corps au repos après sa chirurgie. En fermant les yeux, en faisant « comme si » elle riait aux éclats. Mais surtout, de bien porter attention à comment elle se sent pendant qu’elle s’imagine en train de rire. De ressentir intensément. Parce qu’elle retirera des bienfaits de cette visualisation physique.

J’ai une petite théorie là-dessus voyez-vous.

Il y a plusieurs années, alors que j’étais immobilisée à cause d’une blessure à l’épaule qui me faisait souffrir en diable à chacun de mes mouvements, je m’étais retrouvée incapable de rire aux éclats. IN CA PA BLE! Pour une pro de la pratique quotidienne, ce n’est pas facile à vivre.

C’est alors qu’une collègue m’avait suggéré d’imaginer que je riais. Et je l’avais essayé.

À mon grand bonheur et étonnement, j’avais constaté que je relaxais, que je me sentais plus légère et plus souriante. Juste à imaginer et à ressentir très fort dans mon corps.

Quand je suis en train de rire aux éclats, je le sais comment ça se passe. Et je me sens prodigieusement bien!

Alors, la puissance de notre esprit permet de RESSENTIR le bien-être de notre corps qui est en train de rire.  Bonjour endorphines et goodbye la tension!

Je vous lance une invitation. Celle de l’essayer! Nul besoin d’attendre d’être dans l’incapacité de rire pour l’essayer. Faites-le tout simplement. Juste pour voir si…  Et donnez-moi des nouvelles. Car je suis curieuse de savoir si vous aurez osé le faire!

Mais je sais que ça opère des miracles. HAHAHA!

Et ça, j’en suis persuadée

Rire, joie et santé

Linda

Voyage dans le passé… ça donne des émotions!

Ouf! je voyage dans le passé depuis trois jours.
En faisant le tour de mes archives, autant les documents que les photos. Je revois des choses qui me font plaisir. Des choses qui me font rire. D’autres qui me rendent mélancolique. Et d’autres encore qui me font pleurer. Tout ça est nécessaire!
Mon observation du moment est que nous avons une mémoire sélective bien souvent. Nous ne nous rappelons pas de tout ce que nous accomplissons et qui nous rend fier, ni des échecs, revers, chagrins d’amour ou d’amitié. Et pourtant, c’est vraiment important.
Je faisais récemment un parcours de psychologie positive avec William Herremy et j’essayais de me souvenir de mes rêves d’enfant. J’aurais dû faire le ménage de mes boîtes avant de faire cet exercice!
Une constante dans ma vie: sourire, faire rire et rire! Je le lisais dans les écrits, je le vois sur les photos.
À toi qui lis ceci, je t’encourage à faire un tri et un ménage dans tes souvenirs MAINTENANT!
Pourquoi maintenant? Parce que nous sommes en plein dans un moment qui, je crois, y est propice. Nos repères ordinairement présents ne sont pas là. Nous n’avons pas les mêmes activités, ne faisons pas les mêmes voyages, n’avons pas les mêmes contacts humains.
Alors c’est une belle occasion de visiter notre passé. De voir ce qui nous a construit. D’évacuer ce qui n’a pas besoin de rester (#libérer était l’intention de la semaine pour le #hahasisterhood)). De mettre en valeur ce qui mérite de l’être. De célébrer les accomplissements, les épreuves réussies et dépassées, les belles et bonnes personnes qui nous entourent depuis notre naissance.
Oui, ça peut être difficile de voir que le temps qui passe si vite nous a enlevé des personnes chères (trop vite parfois). Mais c’est aussi une joie de les saluer où qu’elles soient, de leur parler quelques minutes, de leur rappeler qu’elles ont mis une belle couleur dans notre vie pendant leur passage terrestre.
Pleurer c’est aussi libérateur que rire! (Faudrait que je fouille la littérature pour vérifier si notre corps sécrète des endorphines lorsque nous sanglotons… )
De 4 boîtes d’archives, je pense bien n’en garder que deux. De 8 boîtes de photos (c’est ça quand tu étais photographe professionnelle dans une ancienne vie!), je n’en garderai qu’une seule plus grande.
Je pense que de faire le tour de sa vie de temps en temps, c’est pas si mal pour le moral! Surtout quand on conserve ce qui nous fait du bien! Les petits mots doux, les cartes dessinées (mon zami!), les ouvrages que nous avons réalisés, les photos de moments marquants et des personnes côtoyées, aimées ou importantes à différentes époques de notre vie.
Ça peut être lourd de faire remonter tous ces souvenirs (J’ai beaucoup d’images dans la tête depuis deux jours) et en même temps, c’est formidablement bienfaisant!
Je ne voudrais surtout pas effacer tous ces souvenirs qui font de moi la femme que je suis!
Toi qui lis ceci, tu as fait cette démarche pendant le confinement? Dis-moi ce que tu as ressenti et comment ça s’est passé.
Gardons le sourire!
Linda, ta HAHA Sister
P.S. mes bottins du Laflèche sont parmi les choses ce que je conserve!

Avez-vous parlé à vos glandes surrénales récemment?

En ce moment, nous constatons une augmentation de la fatigue surrénale. Qu’est-ce que c’est? Il semble que ce soit le nouveau mot à la mode pour désigner l’épuisement pur et simple. Et je vous assure que c’est bien réel, surtout pour ceux qui vivent dans un état constant de stress élevé. Qui dit stress continuel dit aussi fatigue surrénale!

Il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour énergiser vos glandes surrénales. Je ne suis pas spécialiste de la santé mais, je vous suggère de faire une la relaxation des glandes surrénales afin de ralentir la libération de cortisol et d’adrénaline dans le corps, permettant aux glandes de se réinitialiser (reboot) par elles-mêmes.

Un excellent moyen d’y parvenir est la méditation, plus précisément, ce que mon amie Cathy Wildschuetz appelle la technique du scanner corporel.Si vous n’avez jamais fait l’expérience d’un scanner corporel, je vous recommande de le faire !

C’est difficile d’expliquer la relaxation qui se produit grâce à un scanner corporel. La manière dont le corps relaxe et se détend, dont les organes à l’intérieur du corps se détendent comme les muscles le font. C’est formidable et, depuis que Cathy m’y a initiée, c’est devenu l’une de mes techniques préférées. À part rire bien sûr!

Pendant le scanner corporel, nous commandons à certaines parties du corps de se reposer. Oui, j’ai dit « commander ». Et lorsque j’arrive aux glandes surrénales, je leur demande de se détendre et je leur dis qu’elles sont en sécurité, que je n’ai pas besoin d’elles en ce moment.D’accord, c’est possible que vous n’ayez jamais parlé à votre corps auparavant, mais c’est prouvé qu’en concentrant notre attention sur ce que nous voulons ou ce dont nous avons besoin, notre corps réagira.Et pourquoi est-ce que je dis à ces petites glandes qu’elles sont en sécurité ? Eh bien, ce sont les glandes centrales pour le cortisol et l’adrénaline dans le corps!  Ainsi, quand nous subissons un stress important, comme celui que nous gérons depuis quelques semaines, notre corps utilise ces hormones pour réguler nos émotions. En cas de stress constant et de peur, notre corps est inondé de ces hormones, ce qui entraîne de la fatigue.

Vous commencez à comprendre pourquoi je vous parle de ces glandes? OUI!

En leur disant que vous êtes en sécurité, vous arrêtez ce processus et vous leur donnez une chance de se « réinitialiser », se recharger. Même si vous quittez la méditation du scanner corporel et que vous vous retrouvez dans une situation stressante, cette réinitialisation aidera les glandes à faire la différence entre la nécessité d’ouvrir le petit robinet plutôt que le gros boyau d’arrosage! Ainsi, elles seront en mesure de mieux réguler la production des hormones de stress dans votre corps. Vous en aurez dans le corps mais pas en quantité affolante! Ce sera plus sain.

Il est vital pour notre santé de faire une pause. C’est bien plus simple de prévoir du temps pour détendre nos glandes surrénales que de se rendre à l’épuisement ou au burn out lorsque ce n’est pas dans nos plans! Quelqu’un me disait il y a quelques semaines: je prends mes vacances maintenant et je le fais avant que mon corps ne choisisse un moment qui ne me conviendra pas.

Parlez donc à vos glandes surrénales dès aujourd’hui et si vous avez besoin d’aide, utilisez la courte méditation que mon amie Cathy a enregistrée pour vous ci-dessous (en anglais). Dès que j’ai le temps, je la ferai pour vous en français!  En attendant, c’est très bien. Vous en valez la joie ! Votre corps le mérite.

Rire, joie et santé

Linda
Cathy’s website: www.naturallyguidedhealth.com