Qu’est-ce qui vous fait du bien ?

C’est une question toute simple.
Et pourtant… combien de fois prenons-nous réellement le temps d’y répondre?

Dans un monde où tout va vite, où les listes de choses à faire s’allongent plus vite que nos respirations profondes, il devient presque révolutionnaire de s’arrêter un instant et de se demander : qu’est-ce qui me fait du bien, vraiment?

Pour moi, la liste est longue.

Il y a les grands moments, bien sûr : rire avec un groupe, sentir l’énergie d’une salle se transformer, voir des visages se détendre et s’illuminer.

Mais il y a aussi les petits gestes du quotidien. Ceux qui semblent minuscules… mais qui changent tout.

Comme prendre mon chat dans mes bras.

Sentir sa chaleur, entendre son ronronnement, m’arrêter quelques secondes et simplement être là. Dans ce moment-là, rien d’autre ne presse vraiment. La respiration ralentit. Le cœur aussi.

Ces petites bulles de bien-être sont précieuses. Elles nous rappellent que la joie n’est pas toujours spectaculaire. Elle se cache souvent dans les choses simples : une pause, un sourire, une respiration, un éclat de rire, ou la douceur d’un animal qu’on serre contre soi.

Alors je vous pose la question aujourd’hui :

Qu’est-ce qui vous fait du bien?

Prenez un moment pour y penser.

Notez ce qui vous vient à l’esprit sur un bout de papier. Sans vous censurer.

Et placez cette feuille dans un endroit où vous la verrez.

De cette manière, vous pourrez « piocher » dans la liste aux moments où vous en aurez besoin.

Regarder un coucher de soleil? Manger du chocolat? Jouer avec votre animal de compagnie? Appeler un.e ami.e?

Et si possible… offrez-vous un de ces petits moments aujourd’hui.

Votre cœur vous dira merci.

Et votre moral aussi!

Affectueusement

Linda

Quand ça déborde

Ce n’est pas exactement le retour que j’avais imaginé.

Ces jours-ci, la nature me donne une bonne leçon d’humilité (j’ai eu envie d’écrire d’humidité!)

🌊 L’embâcle est en train d’inonder le terrain où je passe mes vacances l’été.

La rivière est complètement sortie de son lit.

L’eau s’infiltre partout.

Elle contourne les obstacles, trouve des passages inattendus… et malheureusement, j’ai bien peur qu’elle n’ait fait des dommages à ma roulotte. (pour les Européens, une roulotte c’est ce que vous appelez une caravane!)

Disons que ce n’est pas exactement le retour paisible que j’imaginais en revenant dimanche soir.

Parce que je reviens justement d’une fin de semaine à Montréal, le cœur encore rempli de ce que nous avons vécu ensemble.

Mon weekend

✨ Pendant deux jours, j’ai eu le privilège de former neuf femmes extraordinaires qui sont maintenant devenues animatrices de yoga du rire.

Neuf nouvelles porteuses de joie prêtes à aller semer du rire dans leurs communautés.

Alors d’un côté, la joie déborde.
Et de l’autre… la rivière aussi.

La vie a parfois ce drôle de sens du timing.

Un moment, on célèbre.
Le suivant, on sort les bottes et on évalue les dégâts.

Et pourtant, même dans tous ces bouleversements, je sens quelque chose d’important :

Ce que nous cultivons intérieurement finit toujours par nous soutenir « quand les eaux montent ».

L’eau qui monte… comme les émotions

💧 Et pendant que je regarde l’eau chercher son chemin partout autour de moi, je me rappelle une chose importante :

Les émotions sont un peu comme l’eau.

Quand elles montent — stress, inquiétude, fatigue, tristesse — elles cherchent un passage.

Si on les bloque trop longtemps, elles finissent toujours par déborder quelque part.

Et bien souvent, pas au bon moment ni au bon endroit.

C’est pour ça que j’accorde autant d’importance à ces moments où l’on respire, où l’on bouge, où l’on rit ensemble.

Pas pour fuir la réalité.
Mais pour permettre à l’énergie de circuler.

Parce que lorsque la joie circule… on devient beaucoup plus solide face aux imprévus.

Même face à une roulotte pas faite pour prendre l’eau.

Alors, j’aimerais te demander…

Et toi? Est-ce que ton énergie circule… ou est-ce qu’elle est coincée quelque part ?

🌀 Ta mission cette semaine

Prends quelques minutes chaque jour pour laisser circuler l’énergie.

🌬️ Respire profondément.
🤸 Bouge un peu ton corps.
😄 Et si possible… ris.

Pas besoin d’une raison parfaite.

Juste rappeler à ton système nerveux que la vie ne se résume pas aux embâcles.

En attendant que ça fonde, je te salue en souriant!

Affectueusement,

Rire, joie et santé

Linda

Rire de soi, une compétence sous-estimée

Lundi en fin de journée, je sortais d’un magasin – un peu préoccupée par le fait que j’avais fait imprimer le mauvais document dont j’avais besoin pour la formation d’animateur de yoga du rire que je vais offrir en fin de semaine. Ishhhh… Pas contente de moi et de ma distraction!

Je sors du magasin et je me dirige vers ma voiture.

J’appuie sur la poignée.

Elle ne s’ouvre pas.

Je réessaie.

Toujours rien.

Je peste un peu après la serrure automatique qui ne fonctionne pas.

C’est là que je réalise…
ce n’est pas ma voiture.

Même couleur.
Même modèle.
Même stationnement… ou presque.

Celebrity gif. Jennifer Lawrence grimaces in front of a microphone during a panel as if to say, "Yikes!"
OUPS!

La mienne est identique, oui —
mais, à bien y regarder, beaucoup moins propre! 😅

Et là, sur le stationnement, j’ai ri.

Pas un petit sourire gêné.
Un vrai rire. À voix haute!

Parce qu’au fond… c’était inoffensif.
Humain.
Et franchement un peu comique.

Rire de soi, c’est une compétence sous-estimée.

On croit que la crédibilité passe par le sérieux constant.
On pense qu’il faut toujours avoir l’air sûr·e de soi, en contrôle, impeccable.

Mais la capacité de se voir trébucher… et d’en rire ?
Ça, c’est une forme de solidité intérieure.

Rire de soi, ce n’est pas se diminuer.
C’est se donner le droit d’être imparfait.
C’est relâcher la pression de devoir toujours “bien faire”.
C’est humaniser notre propre exigence.

Et surtout… ça détend le système nerveux.

En riant dans ce stationnement, mon corps a immédiatement basculé en mode sécurité.
Pas de honte.
Pas d’auto-critique.
Juste un moment léger dans une journée ordinaire.

Et ça change tout.

J’adore ça!

Alors je t’invite à faire ceci avec moi.

Observe-toi.

La prochaine petite erreur, le petit oubli, le moment un peu maladroit…

Au lieu de te juger,
essaie de sourire.
Peut-être même de rire.

Remarque ce que ça fait dans ton corps.
Dans ta respiration.
Dans ton humeur.

On ne peut pas éviter toutes les erreurs.

Mais on peut choisir l’énergie avec laquelle on les traverse.

Et parfois, tout commence par une portière qui ne s’ouvre pas.

💛

Avec toute mon affection… et un grand éclat de rire!

Linda

C’était juste un match… et pourtant!

Dimanche matin, je regardais la partie de hockey opposant le Canada aux États-Unis aux Jeux olympiques.

Et soudain…

Respiration courte.
Mâchoires serrées.
Épaules contractées.

J’étais assise sur le bout de ma chaise. Mon corps était en état d’alerte.

Pour un match de hockey!!
Un écran.
Une rondelle.

Un sport que je n’aime même pas spécialement! HAHAHA!

Rien de réellement dangereux. Juste la rivalité Canada-USA.

Et pourtant, mon système nerveux, lui, ne faisait pas la différence.

C’est là que j’ai eu un moment de lucidité :
Si mon corps peut réagir aussi intensément à un événement sportif… imaginez ce qu’il vit au quotidien face aux courriels urgents, aux conflits, aux échéances, aux responsabilités.

Notre cerveau primitif ne distingue pas toujours entre
🧠 un danger réel
et
📧 une pression perçue.

Le résultat ?
Respiration courte.
Mâchoire crispée.
Pensées accélérées.

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire quand le stress embarque — même pour “rien” ?

Voici 3 gestes simples que j’ai faits, là, devant ma télé :

1️⃣ J’ai desserré mes dents et relâché consciemment la mâchoire.
2️⃣ J’ai pris une longue expiration (plus longue que l’inspiration).
3️⃣ J’ai ajouté un micro-sourire volontaire sur mon visage.

En moins d’une minute, mon corps a reçu un nouveau message :
« C’est correct. Tu es en sécurité. »

Le stress n’est pas l’ennemi.
Il devient problématique quand il reste coincé dans le corps.

Cette semaine, je t’invite à observer :
Quand ta respiration raccourcit-elle ?
Quand ta mâchoire se serre-t-elle ?

Et surtout… peux-tu intervenir avant que la tension ne s’installe trop profondément ?

🌀 Mission de la semaine

Choisis un moment de stress (réunion, circulation, sport, famille).
Relâche la mâchoire. Expire longuement. Micro-sourire.
Observe ce qui change.

Serrer les dents, c’est comme conduire avec la lumière “check engine” allumée… on peut continuer un bout, mais ce n’est pas idéal.

Tu sais quoi faire!

En tout cas, moi je le sais. Respirer, relâcher, sourire… et pourquoi pas en rire fort?!  (Fais-le avec moi ici)

Merci de me lire

Linda

 

Le rire stratégique: humaniser le leadership sans perdre l’autorité

Hier, j’ai eu le privilège d’animer une conférence auprès de gestionnaires de PMI intitulée : Le rire stratégique : humaniser le leadership sans perdre l’autorité.

Le colloque 2026 avait lieu à l’Université Laval.

Dans la salle, une centaine de leaders engagés, responsables, habitués à porter beaucoup sur leurs épaules. Et pendant quelques instants… ils ont ri. Vraiment ri.

Pas pour banaliser leurs responsabilités. Pas pour éviter les enjeux. Mais pour expérimenter concrètement qu’on peut être sérieux dans son rôle… sans se prendre au sérieux.

Ils ont senti les épaules se relâcher. L’énergie changer. La connexion s’ouvrir.

Et surtout, ils ont réalisé que le rire n’enlève rien à l’autorité. Il ajoute de l’humanité.

Moi, j’ai vu des yeux briller, des sourires s’installer et des grandes personnes devenir plus sereines.

Et la science le confirme :

  • Le rire diminue le cortisol (hormone du stress) et active la production d’endorphines.
  • Les équipes qui partagent des moments de rire développent davantage de confiance et de cohésion.
  • Un climat positif améliore la créativité et la capacité à résoudre des problèmes complexes.
  • Les leaders perçus comme chaleureux et compétents génèrent plus d’engagement que ceux qui misent uniquement sur l’autorité.

Dans un monde professionnel sous pression constante, humaniser le leadership n’est plus un luxe. C’est une stratégie.


✨ Et si vos leaders en faisaient l’expérience ?

Mes conférences corporatives allient neuroscience, intelligence émotionnelle et yoga du rire pour créer des expériences transformatrices, concrètes et adaptées aux réalités organisationnelles.

👉 Écrivez-moi pour discuter de votre prochain événement, retraite stratégique ou rencontre de gestion.

Parce qu’on peut viser l’excellence… sans perdre la joie.

Avec confiance et enthousiasme, Linda 💛

L’élasticité du temps

« Votre appel est important pour nous. Un agent sera disponible pour vous servir sous peu. »

« Vous reprendrez vos activités régulières rapidement »

Qu’est-ce que ces deux phrases ont en commun? LA PERCEPTION du temps!

On m’a dit : « Vous pourrez reprendre vos activités régulières rapidement. » C’était après la chirurgie au dos que j’ai subi le 19 janvier dernier. Une phrase courte, rassurante, presque légère. Et moi j’ai cru naïvement que deux jours plus tard, j’allais « péter le feu » (expression colorée que nous utilisons au Québec pour dire que nous sommes en grande forme)

Deux semaines plus tard, la douleur est encore là… et le mot rapidement a pris une toute autre couleur.

En parallèle, un message tourne en boucle depuis maintenant 54 minutes dans mon téléphone: « Votre appel est important pour nous. Un agent vous répondra sous peu. » Sous peu… un concept étonnamment élastique quand on attend au bout du fil depuis presqu’une heure.

Ce qui me frappe, c’est à quel point le temps devient subjectif dans ces moments-là.

Le même quart d’heure peut passer trop vite quand on se sent bien… ou devenir interminable quand on souffre, quand on attend, quand on espère être entendu·e.

Le temps n’a pas ralenti. C’est nous qui le vivons autrement.

Saviez-vous que, selon des études, pour avoir tous les bienfaits sur notre santé, nous devrions rire énergiquement entre 10 et 15 minutes par jour?! ÇA C’EST LONG! HAHAHA!

Faites en l’expérience avec moi ici. Juste un petit 5 minutes. Mais c’est déjà mieux que rien du tout.

Comment avez-vous trouvé le temps? Je me souviens très bien du moment où j’ai enregistré cette vidéo car je voulais tenir bon à rire pendant 3 minutes. Puis au bout du temps espéré, je n’arrivais plus à m’arrêter! Alors j’ai continué! Bah… pourquoi pas? HAHAHA!

🌀 Mission de la semaine

Cette semaine, offrez-vous 3 minutes. Oui, seulement trois. Mettez un chronomètre… et riez intentionnellement jusqu’à la fin. Observez ce qui se passe : l’envie d’arrêter, l’impatience, le regard qui cherche le temps qui s’étire. Puis remarquez aussi ce moment — parfois subtil — où quelque chose se détend, où le corps capitule et où le rire devient plus vrai.

Pas besoin que ce soit parfait. Juste présent. Juste vivant.

Comme dans l’attente… rester là change tout.

Et puisque cette semaine, lundi était le « jour de la marmotte »… recommencez chaque jour!

Avec le sourire et mon affection

Rire, joie et santé

Linda


Sortir de sa zone de confort

Il y a quelques jours, j’ai fait quelque chose qui m’a solidement sortie de ma zone de confort!

Solidement.

Je t’explique.

Depuis presque 20 ans, j’ai une tradition. Celle de joindre ma voix à celles des membres de la chorale où mon père a été directeur de la chorale de l’église pendant des années, pour la messe de minuit.  Chaque année, pour Noël, je chante avec eux. Non seulement ça me fait plaisir mais, ça me fait beaucoup de bien.

Chanter c’est l’un des éléments de la joie. Vous le savez n’est-ce pas? Si vous ne le saviez pas, c’est que vous ne recevez pas mes infolettres et vous ne voyez pas mes vidéos parce que j’en parle souvent. Je vous invite à le faire pour changer votre énergie, chasser la morosité, respirer!

En juillet dernier, nous sommes déménagés et avons quitté la ville où nous habitions depuis 25 ans pour nous relocaliser dans ma ville natale. L’intention était de nous rapprocher de mes parents.

Ainsi, j’ai proposé aux responsables de la chorale de me joindre à eux.

Jusque là, rien à signaler (quoi que déménager après 25 ans dans le même endroit, ça sort de sa zone de confort!)

À l’occasion, les membres de la chorale sont appelés à chanter pour des funérailles. Lors de celles de maman en mai dernier, nous avons été choyés de les avoir pour chanter ce que maman a certainement aimé entendre.

Bref, il y a quelques semaines, nous préparions les chants pour les funérailles d’un homme qui a marqué le développement de la ville et l’un des chants nous donnait du fil à retordre. Hugo, l’organiste attitré a suggéré qu’elle soit plutôt faite par un soliste.

J’aime beaucoup cette chanson…

Je ne sais pas comment l’expliquer mais c’est comme si je me suis sentie tirée vers l’avant pour aller lui dire « Moi je peux la chanter »!

J’ai « auditionné » et à ma grande surprise, on me l’a confiée…

Le lendemain, j’ai regretté d’avoir levé la main et j’ai envoyé un message pour dire que s’ils préféraient une voix d’homme ou quelqu’un d’autre, c’était vraiment plus qu’OK avec moi!

Je reculais dans ma zone de confort.

Le plus fort c’est que jusqu’au moment de la répétition avant le début de la cérémonie, j’ai proposé de laisser quelqu’un d’autre chanter!

Mais c’était moi qui devait la faire.

Alors je l’ai faite!

Et j’ai bien chanté!

J’avais peur de plusieurs choses. Premièrement, d’avoir le cœur gros et de pleurer pendant que je chantais les paroles qui me touchaient (les funérailles de ma mère ne sont pas si loin et l’émotion m’étreint encore bien souvent)… mais surtout, j’avais peur de me dévoiler. De laisser voir une partie de moi qui est plus intime. Ma voix chantée. Toute seule devant des gens.

Avec le métier que je fais, parler des bienfaits du rire devant des centaines de personnes, faire de la télé en direct, ça me donne un peu de trac oui mais j’y arrive sans peine! Mais chanter toute seule? Ouf!

C’est fou n’est-ce pas?  Peut-être mais c’est ainsi que je le ressentais.

Une fois que la chanson a été finie, te dire le sentiment qui m’habitait! Un mélange de fierté, de force, d’humilité et la sensation du grand possible!

As-tu remarqué comme on aime quand tout roule, quand la vie semble bien rangée, familière, prévisible?
Et pourtant… c’est rarement là que la magie se produit.

Sortir de sa zone de confort, c’est un peu comme plonger dans une eau froide. Au début, tout ton corps crie non! Tu veux reculer, retourner vers ce que tu connais. Mais si tu restes un peu, tu découvres autre chose : un frisson de vitalité, une étincelle, une énergie nouvelle.

L’inconfort est souvent le signe que tu es en train d’apprendre, de grandir, de t’ouvrir à de nouvelles possibilités. Oui, ça demande du courage. Oui, parfois ça brasse un peu (beaucoup même). Mais c’est aussi là que tu découvres des forces insoupçonnées, des facettes de toi que tu n’avais jamais rencontrées.

Et si, aujourd’hui, tu faisais un petit pas hors de ta zone de confort? Pas un saut vertigineux, juste un pas — assez pour sentir ce léger tremblement intérieur qui dit : « Oh, je suis vivant!»

Ta mission, si tu l’acceptes 😉 : fais aujourd’hui une chose qui te sort (un peu!) de ton confort. Et observe ce que ça réveille en toi.

Avec toute mon affection (et mon admiration pour ton courage!)

Rire, joie et santé

Linda

Les piliers d’une vie qui a du sens

Un pilier, c’est ce qui soutient, ce qui porte, ce qui maintient debout.

Dans une maison, sans piliers solides, tout peut s’effondrer. Dans une vie, c’est pareil.

Nos valeurs sont ces structures invisibles mais essentielles qui nous aident à tenir bon, à avancer, à faire des choix qui résonnent avec qui nous sommes vraiment.

Trouver ou REtrouver ses piliers

Je participe en ce moment avec quelques personnes à un programme « beta » (en construction) qui me permet de questionner plusieurs aspects de ma vie. J’observe. Je ressens tout simplement. Pour m’aider à voir ce que j’ai choisi, ce qui m’a été inculqué, ce que j’ai accompli, ce que je ne veux plus, ce que je conserve.

C’est à la fois étonnant, bienfaisant et aussi un brin difficile.

Ce matin, nous avons fait un exercice sur nos valeurs. Parce que nos valeurs sont le fondement de notre vie.

Dans un premier temps, à partir d’une liste proposée, je devais encercler les valeurs que je reconnais chez-moi et les regrouper en catégories. Puis, établir si celles-ci sont mes valeurs propres ou si elles me viennent de mes ancêtres, mes parents, mon milieu de vie, etc. (donc des valeurs inculquées). Et enfin, je devais déterminer les 2 ou 3 valeurs fondamentales qui guident ma vie. J’ai adoré l’expérience!

Exercice très enrichissant et éclairant

Dans un monde qui va toujours plus vite, où les repères semblent parfois flous ou changeants, il est bon de revenir à l’essentiel : nos valeurs humaines.

Se poser la question: qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? Qu’est-ce qui guide mes choix, mes paroles, mes actions ?

Moi par exemple, j’ai remarqué que la famille arrivait très haut dans mes premiers choix. Normal, surtout en ce moment alors que je viens de perdre ma mère il y a quelques semaines. Pour moi, le noyau familial est un havre d’amour essentiel.

Mais il y en avait deux autres qui ressortaient du tableau.

Qu’est-ce que je valorise?

Prenez un petit moment et écrivez. Posez-vous la question: Qu’est-ce que je valorise?

La bienveillance, l’authenticité, le respect, l’écoute, la solidarité, la joie, la justice, la simplicité, la bonté, la discipline, l’intégrité, la sagesse, la famille, l’humour, le courage… Faites une liste.

Ces valeurs-là ne sont pas de grands mots abstraits : elles sont le ciment de nos relations et la fondation de notre humanité.

Quand on est aligné avec ses valeurs, on se sent plus vivant.

Nos gestes deviennent plus justes, notre énergie circule mieux, nos liens se renforcent. Même dans les moments difficiles, elles nous offrent un appui solide. Elles nous aident à dire non, à poser nos limites, à tendre la main, à faire un pas de plus vers l’autre… ou vers soi-même.

Et si on prenait un instant pour les nommer ?

Faites l’exercice vous aussi. Quelles sont mes 3 valeurs fondamentales ? Celles qui me ressemblent, celles que je veux incarner, celles que je veux transmettre.

Vous savez quoi?  Il semble que nous pouvons choisir une valeur et mettre des choses en pratique pour la développer! Faire quelque chose consciemment, chaque jour, le plus souvent possible, pour intégrer cette valeur.

La gratitude par exemple. En prenant un moment chaque matin, chaque soir, pour  nommer ou noter 3 choses pour lesquelles je suis reconnaissant. Je parie qu’au bout de quelques mois, le fait de porter attention et d’être dans un état de gratitude se fait naturellement. Notre cerveau VEUT avoir des pensées de gratitude.

Quel rapport avec le rire?

Dans mes ateliers et mes rencontres, je vois chaque jour à quel point avec conscience, avec respect, avec cœur, c’est un acte profondément humain, ancré dans des valeurs nobles. Le rire peut être un pont entre les êtres, quand il est enraciné dans l’amour de l’autre et la reconnaissance de notre humanité partagée. Sans même y penser, c’est ce qui EST. C’est le pouvoir du rire!

Quelles sont vos valeurs phares ?

Je vous invite à les honorer. À les faire vivre dans vos gestes quotidiens, dans vos silences, vos sourires, vos décisions.

C’est peut-être là, le vrai changement du monde : qu’il commence à l’intérieur, dans ce que nous choisissons de nourrir.

Prenez un moment pour visiter les piliers d’une vie qui a du sens.

Ça m’a fait le plus grand bien!

Affectueusement

Rire, joie et santé

Linda

C’est magnifique un paon

Je réfléchissais à la beauté du paon.

En faisant des boîtes chez mes parents, je suis tombée sur quatre plumes de paon.

Quatre plumes magnifiques aux teintes chatoyantes et gracieuses.

Et j’ai pensé « Qu’est-ce que c’est beau un paon! »

J’admirais les couleurs et je voyais dans mon esprit la majesté du plumage de ce gros oiseau quand il étend sa queue pour se pavaner.

Quelle magnifique créature.

Vraiment très beau…

Mais ça chante vraiment mal!  

Même chose pour un geai bleu! C’est flamboyant mais pour le talent, on peut faire mieux!

Quel plumage mais on repassera pour la beauté de la voix.

Ce que les autres pensent

Pensez-vous qu’ils se préoccupent de notre opinion? Qu’ils préfèrent rester silencieux plutôt que de trompeter horriblement? J’en doute fort.

Ils se font entendre joyeusement parce que c’est leur nature. Et c’est parfait comme ça.

Ils se fichent que les humains trouvent que leur chant est affreux! Ils chantent et ils sont. Voilà tout.

Vous riez mal?

Alors si vous êtes de ces personnes qui croient qu’elles “rient mal”, que le son de leur rire est trop bizarre, trop fort, trop “toutes sortes de choses”, alors souvenez vous du paon et du geai bleu qui nous en mettent plein la vue et nous émerveillent de leur beauté – même si leur voix est ce qu’elle est!

Votre rire, peu importe comment il est, est important pour plusieurs raisons.

  1. Il VOUS fait du bien
  2. Il encouragera peut-être quelqu’un à rire avec vous
  3. Il dégagera une formidable énergie positive en vous et autour de vous
  4. On se souviendra peut-être de vous À CAUSE de ce rire “différent”!
  5. Vous appartient.

Et moi, je vous aime encore plus parce que vous acceptez de vous laisser aller à rire plus ouvertement! 

Tiens, voici du renfort!

HAHAmaste

Votre HAHA Sister, Linda

 

Prendre de l’altitude

Un souvenir marquant

Quand j’étais adolescente, mes parents m’ont permis de vivre des étés exceptionnels dans une colonie de vacances en Estrie au Québec. le Camp Claret est devenu pendant 5 étés ma « résidence permanente ».

Papa, qui était professeur pendant l’année scolaire, avait de la disponibilité pour les mois d’été et avait été embauché comme coordonnateur des activités.  À cette époque, il n’y avait que 3 tentes de filles alors qu’il y en avait 10 pour les garçons.

Je faisais partie des « grandes » et nous avions des activités de « grandes ». Nous partions en expédition pour plusieurs jours. Les provisions réparties entre nous. Les sacs à dos que nous utilisions alors étaient loin d’être aussi performants que ceux qui sont vendus aujourd’hui!  Les nôtres étaient faits de grosse toile d’armée qui était lourde et qui prenait l’eau! Vêtements et sacs de couchage se retrouvaient humides même par temps sec! Nous avions avantage à bien équilibrer le poids dans le sac sinon l’inconfort se faisait sentir rapidement.

L’un des souvenirs les plus beaux que je garde de ces étés est cette excursion que nous avions faite en gravissant le Mont Ham. J’avais 14 ans. Ce souvenir a marqué ma vie de manière indélébile, transformant ma perception du monde et laissant une empreinte profonde dans mon cœur. Le genre de souvenir qui marque à tout jamais.

À l’époque, le sentier pour grimper au sommet était loin d’être balisé comme il l’est maintenant. Nous suivions un parcours parfois très escarpé, marchant sur le roc sans aucune prise pour assurer notre ascension. Mais une fois rendues au sommet, nous étions récompensées par le majestueux paysage sous nos yeux. Cette montagne étant l’une des plus hautes de la région, par temps clair, nous pouvions voir très loin.

Cette fois-là ne faisait pas exception. À notre arrivée au sommet en fin d’après-midi, il faisait beau et chaud et nous avons pu assister à un magnifique coucher de soleil.

L’excursion devait se prolonger jusqu’au lendemain alors nous avons installé notre bivouac sur la montagne, dormant à la belle étoile. Peu d’arbres au sommet – aucun près de nous – et peu de branches mortes pour faire un feu. Aucun problème! Dans notre bel enthousiasme de jeunesse, nous avons réussi à récolter suffisamment de bois pour tenir un siège de plusieurs heures.

Imaginez ceci.

Un groupe de 10-12 adolescentes accompagnées de deux animatrices, autour d’un feu de camp qui devait rester allumé toute la nuit pour éclairer, réchauffer et éloigner les animaux. Nous chantions, rions, bavardions allégrement. Le bonheur quoi!

Nous avions à faire des « tours de garde » afin de maintenir la flamme mais, vous pensez bien que quelqu’un s’est endormi et que le feu s’est éteint avant le matin!

C’est le soleil qui nous a réveillée ce matin-là. Un soleil éclatant et intense.

Dans mon souvenir, je me suis réveillée avant mes compagnes. Quand j’ai ouvert les yeux, j’ai d’abord vu que le feu était vraiment mort mais ce qui m’a remplie de joie et de gratitude, c’est le paysage que j’avais sous mes yeux : des gros nuages blancs « floconneux » à perte de vue.

C’était comme si nous étions au sommet du monde!  Rien que nous sous le soleil chaud. Et ces nuages épais et moelleux qui faisaient comme un tapis sur lequel nous aurions pu marcher!

Je ne me souviens pas si les autres filles en ont été émerveillées comme je l’étais. Le genre d’émerveillement qui vous laisse sans mot. J’ai encore à ce jour une sensation de plénitude en repensant à ce moment.

Au fur et à mesure que nous descendions pour rejoindre la base de la montagne, le soleil se couvrait de plus en plus jusqu’à mi-parcours où la pluie s’est mise de la partie. Fini le soleil qui réchauffait. Il pleuvait carrément beaucoup en bas de la montagne.

Moment fort de ma vie

C’est ce souvenir qui me fait garder espoir dans les moments moins faciles que je traverse parfois.

Pourquoi?

Parce que je SAIS qu’au delà des nuages, le soleil brille très fort. Même si je ne le vois pas maintenant, il est là un peu plus haut. C’est tout! Peu importe l’endroit ou le moment, un rayon de soleil se pointera éventuellement dans ma vie pour  m’éclairer et me réchauffer.

D’où l’importance de prendre de l’altitude!

Lorsqu’on a le nez trop « collé » sur une situation, sur un problème, sur une difficulté, on ne peut pas voir l’ensemble de ce qui est. On peut perdre de vue le bon, le beau, le doux parce que nous sommes en quelque sorte obsédés par le dur, le triste, l’inquiétant.

Tout le reste est pourtant là!

Comment faire alors?

Ma méthode préférée pour prendre de l’altitude est bien sûr de rire. Rire intentionnellement me permet de respirer et aussi de rire de ce qui me dérange. Bon, vous me direz que je dois rire jaune et vous n’auriez pas entièrement tord! Je me force vraiment dans certains moments. Mais après quelques secondes, je m’entends penser que c’est ridicule de rire comme ça et… la magie opère! Je ris pour vrai! Même quelques petites secondes, ça fonctionne. Je continue ma route avec le cœur un peu plus léger. Altitude.

On peut aussi faire de la cohérence cardiaque. En concentrant notre attention sur notre respiration pendant 5 petites minutes, on fait « pause » dans notre esprit. Je vous donne un petit tuto ici. Altitude.

Pendant le confinement imposé, j’avais commencé à faire de l’art zen. Dessiner en me concentrant sur les petits motifs, la répétition et l’agencement de ceux-ci me procurait beaucoup de satisfaction et de plaisir. Après une heure à « doodler », j’avais l’impression d’avoir pris soin de moi pendant un bon moment. Altitude.

Aller dans la nature marcher, nager, cuisiner une nouvelle recette, bricoler, peindre… Altitude.

En yoga du rire, plusieurs exercices portent sur des choses moins drôles (voire pas drôles du tout!). Le compte VISA, pas d’argent, la dispute…  Avez-vous songé que si vous êtes capables de rire de tout ça, votre cerveau risque de comprendre que ce n’est pas aussi dramatique que vous ne le pensiez? C’est la leçon que j’en retiens.

Allez!  Prenez de l’altitude!

Et gardons le sourire

Rire, joie et santé

Linda