J’ai enduré ça pendant un an?! ARGH…..
Le jour où mon imprimante m’a appris une leçon de vie!
Je dois te raconter quelque chose et ne me juge pas… mais, ça m’a rendue TELLEMENT heureuse. 😄
🖨️ Ça fait presque un an que mon imprimante me lançait un message d’erreur — « Bourrage ADF » — à peu près à chaque fois que je voulais faire une copie ou numériser une feuille. Sauf qu’il n’y avait jamais aucun papier coincé. Jamais. ARGGGG….. Et, deux fois sur trois, je ne pouvais pas faire la copie ni numériser.
UN AN à avoir ce message…
UN AN!
Un petit irritant, tu me diras. Sauf que je l’ai enduré. Semaine après semaine. Mois après mois. Parce que je n’avais pas le temps d’aller porter la machine en réparation, et surtout parce que je ne pouvais pas me passer d’imprimante.
La semaine dernière, j’y suis allée et, pour la période de « réparation », j’ai finalement décidé d’acheter une nouvelle imprimante. Et en la branchant à mon ordinateur… silence. Aucun message d’erreur.
J’ai numérisé et copié des feuilles juste pour le plaisir de voir que ça fonctionnait. ✅
Et là, j’ai ressenti quelque chose que je n’attendais pas : un IMMENSE soulagement. Comme si un poids invisible venait de tomber de mes épaules. 🪶 Je me suis sentie plus légère. Plus sereine. Heureuse, tout simplement. Pour une histoire d’imprimante!
Pourquoi on endure les petits irritants
Ça m’a fait réfléchir longtemps après avoir refermé la boîte de la nouvelle machine. Combien d’irritants on traîne, nous, dans notre vie, en se disant « c’est pas si grave » ou « je n’ai pas le temps de m’en occuper »? 🤔
Un vêtement qui ne fait plus. Une tâche qu’on remet sans cesse. Un robinet qui coule. Un « petit bruit » dans la voiture qu’on préfère ignorer. Un objet cassé qu’on contourne au lieu de réparer. Une conversation qu’on repousse. Une habitude qui ne nous sert plus mais qu’on garde par confort.
On se dit que ce n’est pas assez grave pour justifier le temps, l’énergie ou l’inconfort de s’en occuper. Alors on s’organise autour. On développe des réflexes pour l’éviter, le contourner, le tolérer. Et ça devient presque invisible, comme un bruit de fond auquel on ne prête plus attention.
Sauf que ce n’est jamais vraiment invisible. Chaque irritant qu’on tolère prend un peu de place dans notre tête. Une toute petite place, souvent, mais qui s’additionne à toutes les autres petites places occupées par tous les autres petits irritants. Et cette accumulation-là, elle pèse. Même quand on ne s’en rend plus compte.
Le jour où on s’en occupe enfin
Et le jour où on s’en occupe enfin — même pour une toute petite chose — on ressent ce même soulagement. Cette légèreté. Cette petite bouffée de bonheur. 💫
C’est presque toujours plus simple qu’on l’imaginait. On avait construit, dans notre tête, toute une montagne autour de ce petit caillou. Le temps que ça allait prendre. La complication que ça allait causer. Et puis on s’en occupe, et… ce n’était pas si pire. Le soulagement qu’on ressent n’est pas juste proportionnel à l’ampleur du problème réglé — il est aussi proportionnel au temps qu’on a passé à le traîner.
Mon amie Mimi m’a déjà écrit ceci sur un bout de papier : Quand on a un petit caillou dans sa chaussure, on n’est pas obligé de le garder pour bien avancer!
J’ai gardé cette petite feuille sous mes yeux pendant des années, sur le babillard dans mon bureau, pour me rappeler que si quelque chose devient trop agaçant, je n’ai pas à l’endurer. Depuis mon déménagement, mon bureau a changé de « set up » et cette petite feuille doit être rangée quelque part. Et j’avais presqu’oublié! Merci à mon imprimante de me l’avoir rappelé, un an plus tard, avec beaucoup moins de subtilité que mon petit bout de papier!
Et surtout, apprendre à en rire
Parce qu’il y a une autre option, en attendant de régler l’irritant — ou même après l’avoir réglé : en rire.
Rire du fait qu’on a enduré un message d’erreur pendant UN AN complet pour rien (rire de soi). Rire de toute l’énergie qu’on a mise à contourner le problème plutôt qu’à le régler. Rire de la montagne qu’on s’était imaginé devoir surmonter, alors que la solution a pris quelques minutes.
C’est une des choses que j’enseigne depuis plus de 20 ans en yoga du rire : le rire ne réglera pas ton robinet qui coule ou ton imprimante défectueuse (quel dommage! HAHAHA). Mais il change complètement le poids qu’on donne à l’irritant pendant qu’on l’endure. Il crée un peu d’air, un peu de distance, entre nous et le problème. Et cet air-là, souvent, c’est exactement ce qui nous permet de passer à l’action au lieu de continuer à endurer en silence.
Alors oui, règle ton irritant. Mais en attendant — et même après — ris-en un bon coup. Toi la première.
Ta mission cette semaine
🌀 Identifie UN irritant que tu tolères depuis trop longtemps. Un seul. Pas besoin de régler les dix à la fois — juste celui qui te vient en tête en ce moment, celui qui a une petite voix qui te dit « ça fait longtemps que je devrais m’en occuper ».
Et pose un geste, même petit, pour t’en libérer cette semaine.
Ça peut être : passer l’appel que tu remets depuis des mois. Jeter (ou réparer) l’objet qui t’énerve chaque fois que tu le croises. Avoir la conversation que tu évites. Prendre le rendez-vous. Faire le changement, même minuscule.
Allez! Évacue le petit caillou de ta chaussure.
Prends soin de toi, et surtout, allège-toi d’un irritant cette semaine. Ça soulage, et ça fait BEAUCOUP de bien! J’en sais quelque chose! HAHAHA!
Linda 💛
