Un creux de vague, ça arrive à tout le monde

Un creux de vague, ça arrive à tout le monde. À moi aussi. J’en expérimente un en ce moment.

C’est certain que, faisant le métier que je fais, les gens ne s’attendent pas à ce que je traverse des creux. Ou du moins, ils s’attendent à …

« Mais voyons Linda!  Ris! Ça va aller mieux! »

Chaque fois que j’entends cette phrase, je grinche un peu des dents parce que, oui, rire permet de se sentir mieux et de traverser la tourmente en gardant le cœur plus léger certes.

Mais…

Les creux de vague sont là. On ne doit surtout pas les ignorer, les repousser, chercher à en sortir rapidement à tout prix. Ça ne réglerait rien. En plus, j’ai l’impression que ça empirerait même les choses parfois que d’essayer de fuir ou d’oublier.

Sans entrer dans les détails, la dernière année m’a fait vivre des choses vraiment intenses. J’ai accompagné une amie très chère dans les derniers mois de sa vie à Toronto et, j’ai été auprès d’elle jusqu’à la fin alors qu’elle a pu recevoir l’aide médicale à mourir. Des montagnes russes d’émotions. Un privilège d’être auprès de quelqu’un qui est dans ma vie depuis presque 30 ans, de célébrer ses accomplissements, d’être une présence aimante, souriante et rassurante pour elle, d’être témoin de sa générosité envers tant de personnes au cours de sa vie trop courte. De l’accompagner vers « le beau grand jamais vu« . Oui. Un privilège.

Un grand défi de garder le cap, de rester fidèle à mes engagements de yoga du rire (je fais les séances sur Urgence Rire 3 fois par semaine et sur RigoloZoom une fois par semaine) en plus de mes conférences et ateliers avec de nombreux groupes et équipes de travail. J’ai pourtant réussi. Ne me demandez pas comment! Pendant un an.

C’est en ce moment que « la chose me rattrape ». À tout tenir en équilibre pendant presqu’un an, mon corps me demande maintenant de ralentir et de prendre le temps de me bercer doucement. Alors j’écoute et je fais.  Sans chercher à faire comme si tout allait bien ni à courir après les solutions miracle qui feraient disparaitre le mal-être temporaire. Je reste présente et en pleine conscience.

Je vous partage tout ça car je suis persuadée que vous vous reconnaîtrez peut-être dans ce que j’écris aujourd’hui.  Vous vivez aussi ces passages à vide qui se présentent parfois dans notre vie. Ces moments à ne pas trop se reconnaître. À vouloir tout bousculer pour que la sensation de mélancolie, de chagrin, de douleur, de morosité s’en aille et qu’elle soit remplacée par le calme, la sérénité, l’énergie et la bonne humeur. Nous voudrions que le soleil brille… en tout temps.

Et je trouve que l’expression « creux de la vague » est une très bonne représentation visuelle de ce qui se passe à l’intérieur de nous et de nos émotions.

Avez-vous déjà été sur une embarcation qui navigue sur une mer agitée (un lac ou des rapides)? Si vous n’avez jamais expérimenté la chose, vous avez certainement vu un film où l’on voit la mer qui se déchaîne, les vagues qui entourent le navire et forment une forteresse infranchissable avec des déferlantes qui peuvent atteindre 9 mètres de haut.  Les hauts et les bas de la vie.

Si vous avez déjà vécu une tempête en mer, vous vous souvenez probablement de la sensation du navire lorsqu’il est en haut de la vague et de celle lorsqu’il est au creux de la vague.  Même si nous avons un peu peur, nous SAVONS que nous ne resterons pas en haut, ni en bas de la vague! Que l’un comme l’autre sont des étapes et des cycles qui se suivent et qui PASSENT. Jusqu’à ce que la tempête se calme.

Nicole Bourget qui m’a enseigné à l’université nous martelait dans ses cours que « ce à quoi on résiste persiste ».

Alors aucune intention de résister en ce moment. Je me laisse aller toucher le fond de la vague car j’ai la certitude profonde que je vais remonter et surfer sur la crète de la prochaine!

Inutile de chercher à fuir la tempête. Elle est là… et elle est TEMPORAIRE.

Et c’est ce que je me répète depuis quelques semaines. Tout ceci est TEMPORAIRE.

Je vis ce que j’ai à vivre dans cette expérience et je SAIS que je ne suis pas « comme ça » pour toujours.  La preuve?  Je suis capable de vous en parler. En toute simplicité et transparence. Je suis capable de le faire parce que j’en ai la CERTITUDE! C’est TEMPORAIRE.

Gardons espoir.

Rire, joie et santé

Linda

p.s.: C’est aussi ce que le RIRE DE PLEURS nous enseigne.

p.p.s.: Je vous ai inséré des liens vers deux magnifiques chansons qui vont bien avec ce que j’écris ici. La première de Michel Rivard (Le beau grand jamais vu) et la seconde de mon amie Lucie Raîche (Un arbre à la terre)

p.p.p.s.: et pour être certaine de ne pas l’oublier, je me suis mis un rappel juste là, au coin de mon écran d’ordinateur!

p.p.p.p.s.: La chouette image est d’Amélie Montplaisir et elle s’appelle « Surfeuse sereine » J’ai la reproduction dans mon bureau! Surfer sur la vague…

Une grande leçon sur la peur

Je viens de lire un texte qui me donne une grande leçon sur la peur.

La peur d’échouer, d’être ridicule, de rater la cible… et ce texte, je le partage ici avec vous.

C’est tiré de « A Year of Living Consciously » par G. Hendricks.

Un jour Babe Ruth a dit : Ne laisse pas la peur de rater la balle te revenir » Et qui de mieux que le célèbre joueur des Yankee pour le savoir. Alors qu’il frappait tous ces coups de circuit, il en a aussi raté PLUS QU’AUCUN autre joueur. Et alors? Quand nous pensons à Babe Ruth aujourd’hui, nous ne pensons pas à tous ses retraits. Babe Ruth et les coups de circuit sont à jamais associés dans notre esprit.

Alors voici la question: Qu’est-ce qui serait l’équivalement de frapper un coup de circuit pour vous? Est-ce que ce serait d’écrire un poème, ou cuisiner une soupe, ou entrer à l’université? Et d’un autre côté, à quoi ça ressemble pour vous d’être « retiré du jeu »? D’écrire un poème que personne n’aimerait?  De cuisiner une soupe pas si bonne que cela? Être rejeté?

Remarquez maintenant que, dans tous ces cas, la deuxième possibilité ne peut pas arriver sans la première. Le retrait ne peut pas se produire si nous ne tentons pas d’abord de frapper la balle. Et autre chose – c’est rarement les choses que nous essayons d’accomplir et qui échouent qui nous troublent plus tard dans la vie. C’est TOUJOURS les choses que NOUS N’ESSAYONS PAS qui nous turlupinent.

Prenez des risques et tentez les choses auxquelles vous pensez mais n’avez pas encore osées. Et puis, qu’est-ce que ça fait si votre soupe ne se retrouve pas dans les grandes recettes de Campbell? Vous avez essayé! Le simple fait d’essayer fait du bien!

Alors moi je vous demande maintenant: Qu’est-ce que VOUS allez tenter MAINTENANT?

De mon côté, je sais qu’il y a quelque chose à quoi je pense depuis des mois. Quelque chose que je souhaiterais créer et qui me « travaille » depuis longtemps mais que je n’ai pas accompli parce que j’avais peur de ne pas « être assez bonne » pour ça. De ne pas être capable.

Eh bien. JE M’Y METS DÈS MAINTENANT. On verra bien ce qui arrivera! Si je me plante, j’aurai au moins essayé!

Juste à y penser, je me suis mise à sourire… et à pétiller.  Mi-peur, mi-excitation! MAIS JE FONCE!

À suivre!

Rire, joie et santé

Linda

P.S. Et pourquoi vous ne m’écririez pas ce que vous allez tenter? Histoire de l’avoir dit à quelqu’un pour vous forcer un peu à passer à l’action?  Ça me fera plaisir d’être votre « cheerleader »!  info @ yogadurire . com

L’amour est partout

C’est la conclusion que je me suis faite hier alors que je recevais de l’amour de la part d’une personne qui aurait pu sembler plus qu’improbable.

L’amour est partout.

Peu de personnes sont au courant mais je suis en ce moment à Toronto depuis un peu plus d’un mois pour y accomplir une mission importante. Celle d’accompagner une grande amie dans ses derniers moments de vie humaine. Importante, difficile, triste, magnifique, privilégiée. Qualificatifs qui vont bien avec ce qui s’est passé.

Cette amie a pris une belle place dans ma vie depuis près de 30 ans. D’abord ma patronne lorsque j’ai travaillé à la Fondation de l’hôpital de Montréal pour Enfants où je l’ai connue comme une femme déterminée, solide, visionnaire, généreuse, parfois bousculante mais toujours juste. Un peu « bulldozer » mais surtout du genre qui VOIT le potentiel des employés et qui les force à se dépasser.

Quelques mois après qu’elle eut quitté ce poste, nous nous sommes revues « socialement » et au fil des mois, nous sommes devenues amies. Passer du « vous » au « tu » avait été un défi pour moi!

De fins de semaines à sa maison à la campagne, aux séjours estivaux dans le Maine, dans ce qui est devenu un véritable havre où nous pouvions refaire nos forces après des mois de travail éreintant et où nous arrivions toujours exténuées et prêtes à faire le vide, nous avons accumulé des souvenirs complices et souriants.

Pendant le dernier mois où j’étais auprès d’elle, nous nous sommes rappelées des petits endroits que nous avons explorés ensemble, à l’affût de la trouvaille amusante ou utile. Des antiquaires où elle aimait fouiner. Des paysages magnifiques… Elle me racontait ses voyages, les personnes rencontrées, les défis surmontés, les coups durs, la beauté du monde.

Je n’ai aucune autre amie qui me dit quand je lui demande ce que des pétales de rose font dans un petit contenant « Ça vient d’une rose sur le cercueil de Mère Teresa quand je suis allée aux funérailles avec madame Chrétien et la délégation canadienne » ou alors que je fais le tri de ses photos et lui demande si c’est bien elle avec la reine Elizabeth « Je lui ai été présentée à deux reprises » ou « cette photo a été prise avec… dans une léproserie en Inde » ou « J’ai acheté ça dans un marché près de… » en me nommant un pays éloigné où la majorité des gens ne mettrons jamais les pieds, où les hommes tissent des tapis magiques et où le village au complet accompli une tâche créatrice pour sa survie.

Elle est partie jeudi dernier. Sereine, le coeur rempli de gratitude, entourée d’amour et en plein soleil. J’étais auprès d’elle.

Les messages ont commencé à affluer de ses amis à travers le monde. Tous exprimaient la tristesse mais aussi la joie et la reconnaissance qu’ils avaient de l’avoir eu dans leur vie. Une femme plus grande que nature. Pas parfaite – loin de là – mais une femme qui faisait sa part pour rendre le monde plus équitable et plus beau.

Elle est partie.  Et je suis restée pour accomplir le début de la deuxième partie de ma mission. Un peu engourdie. Profondément émue et honorée d’avoir pu être avec elle au bout de ce chemin de vie.

Hier, j’avais entrepris des tâches administratives. Trier, classer, ranger pour occuper mon cerveau et tenter d’y voir plus clair.

Depuis une semaine, j’avais demandé à me faire remplacer pour mes séances de yoga du rire avec URGENCE RIRE et Rire en ligne (les séances de Corinne en France). Je n’ai pas pratiqué aussi assidument qu’à mon habitude mes exercices de rire intentionnel. Les larmes avaient la priorité! Je suis restée forte pendant des mois et il était temps de leur laisser le droit de sortir. Et elles sortaient!

Hier donc, j’ai souhaité reprendre mon créneau de 16h (heure du Québec) et proposer une séance de 10 minutes de rire intentionnel mais tout en douceur, pour ne pas me bousculer et pour éviter d’éclater subitement en sanglots comme ça m’arrive depuis quelques jours. Nous avons fait 10 minutes ensemble. Et ça m’a fait beaucoup de bien. En douceur, sans rire très fort mais je riais et c’était bon.

J’avais une dernière tâche à accomplir avant la fin de l’après-midi: aller à la banque pour les aviser du décès de mon amie et entamer le transfert de compte vers celui de la succession. Je les avais rencontrés à plusieurs reprises au cours des dernières semaines et ils ont fait preuve de beaucoup de délicatesse et de gentillesse à mon égard. J’ai tenu bon pendant que la responsable m’expliquait ce qui allait se passer et comment j’allais pouvoir procéder. C’est en sortant que j’ai « perdu mon calme » et me suis mise à pleurer alors que j’étais sur le trottoir à une heure de grande circulation. Incapable d’avancer. Je restais là à pleurer. Et les gens passaient près de moi indifférents et pressés de rentrer à la maison.

Jusqu’à ce qu’un homme qui marchait vers moi, habillé de manière vraiment extravagante et digne d’un costume assemblé de vêtements donnés, me regarde et me dise: « What’s wrong honey? Tell me. I am Mother Nature and I can help » Le regard tellement rempli de compassion et d’amour. « Qu’est-ce qu’il y a chérie? Dis moi. Je suis Mère Nature et je peux t’aider »

Cet itinérant amoché s’était arrêté pour me consoler… a voulu m’aider dans mon chagrin.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que, depuis des semaines, je voyais des sans abris chaque jour dans le voisinage et que les gens passent près d’eux sans s’arrêter mais aussi, que moi je ne me sentais jamais rassurée d’en croiser autant. Un homme qui hurle et gesticule et semble être en crise, ça n’a rien de rassurant j’en conviens. Et nous en croisons hélas trop en ce moment. Drogue? Santé mentale? Je ne sais pas mais je marche vite quand je sors dans ce voisinage.

Et cet homme qui parlait seul quelques instants plus tôt s’était arrêté pour me donner un peu d’amour alors que les autres passants passaient.

J’aurais voulu le prendre dans mes bras pour le remercier et l’accueillir à mon tour.

COVID oblige, je lui ai dit en m’essuyant les yeux, qu’il venait de me faire beaucoup de bien. « This, my dear, is worth a whole lot of brownie points in heaven. You are a dear dear man » « Ça, mon cher, ça vaut beaucoup de points de sucre à la crème au ciel. Vous êtes très très précieux cher homme » Et il a repris son chemin en m’envoyant un baiser de la main. Sans rien demander.

L’amour m’est arrivé sur un coin de rue d’une manière improbable et salvatrice. Le réconfort m’est arrivé de la part d’une personne qui en avait certainement autant besoin que moi. Un petit moment d’humanité profondément et intensément lumineuse.

Leçons à retenir: regarder avec les yeux du coeur. Ne pas juger. Ne pas avoir peur.  L’amour est partout.

HAHAmaste

Rire, joie et santé

Linda

Vous ne pouvez pas rire en ce moment?

Vous me pouvez pas rire en ce moment? Pour toutes sortes de raison, c’est possible que rire ne soit pas une option pour vous présentement.

J’ai des échanges sur Messenger avec une amie qui a eu une grosse peur hier. Elle s’est retrouvée d’urgence à l’hôpital et a subit une intervention chirurgicale au coeur. Jeune, en forme, active, bonne alimentation… et malgré cela, elle a fait un gros infarctus.

Un ami avec qui j’en discutais me disait être surpris parce que, selon lui, ce sont « plus les hommes qui sont touchés par les maladies cardiaques »!  Hélàs non. Selon la Fondation des maladies du coeur du Québec, « un tiers de plus de femmes que d’hommes meurent d’un AVC au pays. Celles avec une insuffisance cardiaque sont plus touchées que les hommes. »

Ça fait réfléchir n’est-ce pas?

Je vous ai déjà parlé des recherches que Dr Michael Miller a entrepris à l’Université du Maryland où il est professeur et chercheur à la faculté de médecine. Je vous en ai parlé dans une vidéo que j’avais faite à mon retour de la conférence américaine de yoga du rire en 2018. Regardez la vidéo ici Rire c’est EXCELLENT pour la santé de notre coeur. Ne serait-ce que parce que rire va « zapper » les effets néfastes du stress, je suis persuadée des effets positifs du rire sur notre système cardiaque.

Je suggérais donc à mon amie d’imaginer qu’elle était en train de rire aux éclats. De bien ressentir l’énergie du rire dans son corps au repos après sa chirurgie. En fermant les yeux, en faisant « comme si » elle riait aux éclats. Mais surtout, de bien porter attention à comment elle se sent pendant qu’elle s’imagine en train de rire. De ressentir intensément. Parce qu’elle retirera des bienfaits de cette visualisation physique.

J’ai une petite théorie là-dessus voyez-vous.

Il y a plusieurs années, alors que j’étais immobilisée à cause d’une blessure à l’épaule qui me faisait souffrir en diable à chacun de mes mouvements, je m’étais retrouvée incapable de rire aux éclats. IN CA PA BLE! Pour une pro de la pratique quotidienne, ce n’est pas facile à vivre.

C’est alors qu’une collègue m’avait suggéré d’imaginer que je riais. Et je l’avais essayé.

À mon grand bonheur et étonnement, j’avais constaté que je relaxais, que je me sentais plus légère et plus souriante. Juste à imaginer et à ressentir très fort dans mon corps.

Quand je suis en train de rire aux éclats, je le sais comment ça se passe. Et je me sens prodigieusement bien!

Alors, la puissance de notre esprit permet de RESSENTIR le bien-être de notre corps qui est en train de rire.  Bonjour endorphines et goodbye la tension!

Je vous lance une invitation. Celle de l’essayer! Nul besoin d’attendre d’être dans l’incapacité de rire pour l’essayer. Faites-le tout simplement. Juste pour voir si…  Et donnez-moi des nouvelles. Car je suis curieuse de savoir si vous aurez osé le faire!

Mais je sais que ça opère des miracles. HAHAHA!

Et ça, j’en suis persuadée

Rire, joie et santé

Linda

Comment ça se passe le confinement pour vous?

Hola! Bonjour! Comment ça se passe le confinement pour vous?

Je parlais à un confrère conférencier ce matin et il me disait que tout allait bien pour lui, sa femme et leurs enfants. Cependant, il est très inquiet pour sa maman qui est dans une résidence pour personnes âgées. Elle est presque sourde et  il est donc impossible de l’appeler au téléphone. Depuis près d’un mois, il est quasi sans nouvelle d’elle. Ça doit être affreusement difficile.

Au moins, même s’ils sont loin, je peux parler et voir mes parents grâce à Messenger et Skype. Je les sais ensemble, en santé et en sécurité dans leur maison.

La situation dans laquelle nous nous retrouvons présentement est tellement loin de tous les scénarios que nous aurions pu imaginer!  La réalité rejoint la fiction!

Je regardais le direct qu’Andrea Bocelli nous offrait ce dimanche de Pâques, direct qui était diffusé sur YouTube à partir du Duomo à Milan. La cathédrale était vide. La place de la cathédrale était déserte. Je me souviens très bien de la foule qui circulait à cet endroit lorsque j’y suis allée il y a quelques années!  Et aujourd’hui… personne ne s’y promène! Les images de Paris, de Londres, de New York où on voyait des artères vides…  ça donnait le frisson! Quand on sait que tous ces endroits sont fréquentés par des milliers de personnes à toute heure du jour et de la nuit, c’est une vision cauchemardesque qu’on nous a montrée.  Mais en même temps, c’est un bon signe. Ça signifie que les gens restent chez-eux pour éviter la propagation du virus. Que les gens prennent au sérieux les consignes et pensent les uns aux autres.

Quand même…

Plus de 30 jours de confinement… c’est difficile!

J’évite de sortir pour autre chose que prendre l’air et faire les courses essentielles pour m’approvisionner en nourriture.

Je suis occupée à plusieurs projets.

D’abord, j’ai collaboré avec ma collègue Corinne Cosseron en France pour la mise sur pied d’un « circuit » de rire intentionnel en offrant 3 blocs de temps pour rire 10 minutes chaque fois.

Puis j’ai créé Urgence Rire aux heures du Québec pour permettre aux gens de nos fuseaux horaires canadiens de bénéficier de 10 minutes de rire intentionnel à plusieurs reprises au cours de la journée. J’avoue que j’y ai mis beaucoup de temps! La technologie est miraculeuse en ce moment où nous pouvons parler à nos familles et les voir grâce à tout ça. Mais lorsque ça bloque et que nous ne comprenons pas pourquoi, on peut y passer de nombreuses heures… ce que j’ai fait! Après quelques tentatives, les choses sont rentrées dans l’ordre et nous offrons maintenant plus de 30 « fenêtres de rire » par semaine au Québec. Sans compter toutes les possibilités avec les écoles Françaises!  Tout ça c’est merveilleusement bienfaisant et libérateur. Je remercie les animateurs, animatrices et professeurs qui donnent du temps!

Et ce matin, j’ai mis la touche finale à une trousse d’idées « Confinement 2020 ». Dans quelques minutes, je vais l’envoyer aux abonné.es de mon infolettre. Mon intention est d’offrir des idées pour faire quelque chose de créatif, de constructif, de gratifiant pendant le confinement. Coincé à la maison peut-être. Mais pas obligé de rester en pyjama toute la journée à regarder le temps qui n’en finit pas de passer!

Je continue à faire mes coucous en direct sur Facebook à chaque jour. C’est ce que j’ai appelé mon Opération Espoir et Bonne Humeur! Vous voudriez voir mais n’êtes pas sur Facebook? Pas de souci j’ai pensé à vous car nous plaçons tout ça sur la chaîne YouTube de l’École du yoga du rire! hahaha!  Dans la playlist Coronavirus. Et si vous vous abonnez, vous n’en manquerez jamais une!

Pas facile…

Les montagnes russes d’émotions certaines journées. Du rire aux larmes. La colère et la frustration pointent parfois du nez.

L’AMOUR… rayonner l’amour. Ressentir l’amour. Envoyer de l’amour. Inonder le monde d’amour. S’aimer soi-même et se pardonner. S’aimer. Comme dans la magnifique chanson de James Taylor « Shower the people » (Frissons garantis)

Et pour vous?  Comment ça se passe le confinement?  Écrivez-moi pour m’en parler, me donner votre recette préférée, votre activité préférée…  Nous parler!

Je nous souhaite l’abondance d’amour et de santé

Rire, joie et santé

Linda

 

Laisser vivre nos émotions!

Laisser vivre nos émotions… il n’y a rien de plus SAIN!

À un certain moment dans ma vie, j’ai cru – bien à tord vous avez raison – que je ne devrais jamais être en colère. Que c’est très mal d’être en colère.

Et bien non! C’est loin d’être mal. C’est même bien. Ce qui ne l’est pas, c’est la manière dont on l’exprime parfois. Quand elle abouti en gestes violents. Les personnes expriment alors bien mal leur émotion colère.

J’ai trouvé une série illustrée sur le web il y a quelques jours et ces petits dessins innocents m’ont beaucoup parlé. Je me suis sentie émue en déroulant l’écran. C’est vrai! On ne réprime pas une envie de boire. Alors pourquoi réprimerait-on un ressenti?

Lorsque nous avons écrit notre livre Le Yoga du Rire, Corinne Cosseron et moi, nous avons absolument tenu à ajouter une partie qui traitait des émotions. Rire c’est bien (c’est même très très bien!) mais ça n’est pas parce que nous rions que nous devons ignorer nos émotions! Elles nous parlent, nous indiquent que quelque chose ne va pas. Et nous devons les laisser parler.

Lorsque je donne des conférences à certains groupes de personnes qui exercent une profession où l’on doit rester neutre – je pense ici aux policiers par exemple – je leur signale qu’il est très important de se réserver un espace où nos émotions peuvent continuer à nous dire des choses. Ces personnes ne peuvent pas vraiment se laisser envahir par elles à cause du rôle de neutralité qu’elles jouent dans la société, mais c’est important de ne pas continuellement les ignorer. Elles ne disparaîtront pas mais seront refoulées… et ce qui pousse pour sortir, fini par sortir de manière pas toujours acceptable, ni saine.

Les gens croient parfois que je ris tout le temps. Parce que c’est ce que j’enseigne, je devrais rire tout le temps?  Pffffff… faites-moi rire!  Je ressens mon lot d’émotions comme tout être humain équilibré et normalement constitué. Je vis de la colère, de la tristesse, de la joie. Toute la panoplie! Je ne suis pas toujours attentive à ce qu’elles me disent mes émotions. J’apprends moi aussi!

Mais quand je sens monter la colère, je prends le temps de me demander ce qui se passe et pourquoi je ressens cette émotion. Si je suis en voiture et que je suis stressée par la circulation ou par les conditions routières, j’accueille cette colère et la remercie… Quand je me sens triste, j’écoute ce que cette petite voix me dit… et je prends le temps de « me bercer », de me réconforter, de me dire des mots d’amour.

Je ne cherche pas à me remonter le moral à tout prix! Non. Si c’est ce qui remonte, alors j’écoute. Et, en n’ignorant pas ce qui se passe en moi, je fais en quelque sorte la paix avec la vie… et ensuite je peux passer à autre chose avec plus de sérénité.

Y’a rien a faire! Nous sommes tous humains. Des créatures qui vivent des expériences humaines. Pas toujours agréables. Pas toujours justes.  Simplement humaines!

Elles vous parlent aussi ces illustrations?  Dites-moi ce que vous en pensez.

Rire, joie et santé

Linda

n.b. Elles viennent de Fanny, Artiste en bien-être ces jolies illustrations.

Une citation très vraie

La semaine dernière, je participais à plusieurs événements de type réseautage. Au cours de l’un de ceux-ci, une des intervenantes a dit une phrase qui m’a fait réaliser le chemin parcouru. Fais-le et fais-le jusqu’à ce que tu le fasses bien.

Fais-le… encore et encore et encore et encore. Jusqu’à ce que tu réussisses à bien le faire.

C’est tellement vrai!!

Pensez-y. Quand un enfant apprend à marcher, il tombe, et tombe, et tombe encore! Est-ce qu’il se décourage et cesse d’essayer de se lever et d’avancer?  PAS. DU. TOUT!  Il continue… jusqu’à ce qu’il réussisse!  C’est son but et il CONTINUE!

Eh boy… le nombre de fois où j’ai essayé de faire quelque chose et, parce qu’au deuxième essai je n’avais pas les résultats escomptés, j’arrêtais… C’est fou!

Persévérance ou entêtement?

S’il y a une chose que je sais, c’est bien qu’il est facile de se décourager après quelques essais infructueux. Pas que je baisse les bras quand quelque chose ne réussi pas mais plutôt que je ne sais pas si je me situe au niveau de la persévérance ou de l’entêtement! Petite nuance mais elle est de taille.

 

Selon moi, la persévérance nous permet d’atteindre nos objectifs, de réaliser notre potentiel, de réussir des choses auxquelles nous croyons. La définition que j’ai trouvé sur le web dit essentiellement ceci: Mettre en oeuvre sa volonté, user de patience pour poursuivre une action malgré les difficultés, pour rester ferme dans une résolution, une opinion, une attitude.

L’entêtement d’un autre côté a une connotation plus négative pour moi. Si je m’entête à faire quelque chose alors je suis têtue! L’image qui accompagne ce concept d’entêtement est celle d’un bouc qui fonce dans un mur. Il fonce et fonce et fonce tête première… et ça n’est pas très positif! Attachement obstiné et irraisonné à une opinion, à un parti pris.

Dans le cas de la phrase qui m’a fait réagir, il est bien question de persévérance. Et quand le but a atteindre est valable, que c’est quelque chose qui est bon pour ma santé, qui est bon pour l’humanité, alors c’est des plus positifs! et ça, j’achète!

Quand je vous dis qu’en entendant ces mots, j’ai réalisé le chemin parcouru, je pensais à plusieurs choses.

À mes débuts sur deux jambes à tenter de me redresser et d’avancer bien sûr mais aussi et surtout, à tous les efforts que j’ai mis à devenir ce que je suis devenue. Bâtir une entreprise qui me permette de rire, de propager la bonne humeur, de diminuer mon propre stress et d’aider les autres à réduire le leur… de rire CHAQUE JOUR!  C’est pas rien!

Des débuts pas trop faciles

 

Je me souviendrai toujours de ma première expérience avec le yoga du rire. Oh que je n’étais pas à l’aise avec l’idée de rire sans raison!  Oh que je me souviens de la pensée qui avait traversé mon esprit ce matin-là alors que je me faisais dire que je devrais rire après avoir dit mon prénom, rire après avoir dit d’où je venais, rire après avoir dit ce que je faisais dans la vie! « Euh…  non! Ça n’est vrrrrrrrrrrrraiment pas drôle tout ça! et pourquoi je rirais si ça n’est pas drôle?! »

Mais j’avais payé mon stage et j’avais DÉCIDÉ de tenter l’expérience à fond. J’avais CHOISI de voir ce qui pourrait se produire et si ça pouvait m’aider.  Dieu merci, j’ai persévéré!! À mon plus grand bonheur!

Encore aujourd’hui, j’entends souvent les gens me dire qu’ils ne pourraient jamais faire ce que je fais. Qu’ils ne réussiraient jamais à rire « de rien » aussi naturellement que je le fais!

Eh bien, je leur dirais Fais-le et fais-le jusqu’à ce que tu le fasses bien! Ne t’arrête pas parce que tu trouves ça trop étrange, trop « champ gauche ». Continue et persévère!  Tu verras que tu finiras par réussir et tu te sentiras MIEUX et plus HEUREUX!

Oui!

Ça ne vous donne pas un petit regain de pep pour continuer ce que vous souhaitez entreprendre ou ce que vous avez commencé? Ne vous découragez pas! Vous marchez sur vos deux pieds maintenant? Alors?!  Vous avez une preuve!

Décidément, l’inspiration nous arrive de partout, au moment où on l’attend le moins!

Je vous fais un grand sourire. Je bascule la tête un peu vers l’arrière et j’éclate de rire joyeusement et librement!

Rire, joie et santé

Votre HAHA Sister, Linda

 

 

 

Une journée de plus en 2020!

Hahaha! Je viens de réaliser que 2020 est une année bissextile et que nous avons une journée de plus au calendrier!

C’est tellement parfait!

J’ai deux frères. L’un des deux a la chance (ou la malchance) d’être venu au monde un 29 février. Il célèbre donc son vrai anniversaire aux quatre ans. Comme s’il ne vieillissait pas les trois autres années! Ha!

Pourquoi je vous dis ça? Parce que je me sens fébrile et pétillante à l’idée d’une journée supplémentaire et parce que mon frère célébrera son anniversaire en cette année qui devient de ce fait spéciale! Pas nécessairement parce que cette année 2020 est remplie de promesses, de projets, de voyages! Non.

Je pétille à l’idée de tout ce qui est possible juste cette année. De tous les PLUS qui seront. De toutes les célébrations qui feront sourire, qui feront chanter, qui feront danser. Des activités que nous ne faisons jamais en temps « normal » mais qui auront lieu en 2020 parce que nous avons une journée en plus!

Hum!….

Nous attendons souvent les occasions spéciales pour faire quelque chose, porter un vêtement qu’on aime, boire un certain vin…

Alors, je vous propose d’essayer quelque chose en cette année bissextile.

Sortez votre belle vaisselle chaque jour. Placez une chandelle sur la table chaque soir. Buvez dans votre verre en Crystal, votre tasse en porcelaine fine. Utilisez vos beaux couverts, votre plus belle nappe. Portez votre belle robe « un jour de semaine », votre cravate colorée. Faites-vous beau et belle! Juste pour le plaisir! N’attendez pas qu’il y ait un 29 février pour célébrer!!

Je peux vous dire dès maintenant que j’ai l’intention de faire tout ce que je vous suggère ici!

J’ai l’intention de faire tout ça. Un peu chaque jour. Pour ne plus attendre « qu’une occasion spéciale se produise ». Parce que chaque jour est spécial! Encore plus cette année!

Je vous souhaite une très bonne, très heureuse, très spécialement ordinaire nouvelle année! Que 2020 nous rendent tous et toutes CONSCIENTs de la beauté de chaque jour – même si l’enrobage est parfois mal odorant!!

Santé, rire et joie

Votre Haha Sister, Linda

 

Mes souhaits pour vous

J’ai décidé de vous partager mes souhaits pour vous en cette fin de décennie.

Je souhaite que vous choisissiez simplement d’être heureux maintenant, même si ça n’est que pour un petit moment. Choisissez d’être heureux.

Juste pour un moment, le moment présent, abandonnez l’idée que « quelque chose doit d’abord changer » et choisissez d’être heureux. Tout simplement.

De quoi ça aurait l’air si vous vous permettiez d’essayer?

  1. Mettez de côté tous les regrets – tous les « je voudrais que moi ou quelqu’un d’autre ait fait les choses autrement » – juste pour ce moment. Pas de regret.
  2. Laissez tomber les préoccupations pour l’avenir – ce sera ce que ce sera – et soyez présent maintenant. Sans vous projeter dans ce qui n’est pas là.
  3. Choisissez quelque chose, n’importe quoi, dans l’endroit où vous êtes en ce moment. Trouvez cela beau et respirez dans cette beauté. Appréciez.
  4. Laissez les choses être faciles – juste pour un moment. Sans forcer.

Et si vous prenez plaisir à respirer dans la beauté que vous voyez dans ce moment, je vous invite à continuer à le faire dans un autre moment, et encore… et encore. Restez dans cet état de bonheur aussi longtemps que vous le ressentez!

Vous savez que de croire que nous ne serons heureux que « lorsque » (complétez la phrase), ça nous fige en place.

Et tout est déjà là!  À partir du moment où vous portez attention à ce qui est autour de vous et que vous CHOISISSEZ d’être heureux, vous changerez la donne. Fini d’attendre que le bonheur arrive. Il est là! Dans ce tout petit moment que vous vivez. Oui!  Il est là!

Pratiquez-vous à être heureux!

Et si vous êtes inspiré, écrivez-moi pour me dire comment ça se passe!

Rire, joie et santé

Linda

p.s. Oui, je l’avoue. Ça peut être un défi! Et je crois sincèrement que ça vaut la joie d’essayer!