J’ai enduré ça pendant un an?! ARGH…..

Le jour où mon imprimante m’a appris une leçon de vie!

Je dois te raconter quelque chose et ne me juge pas… mais, ça m’a rendue TELLEMENT  heureuse. 😄

🖨️ Ça fait presque un an que mon imprimante me lançait un message d’erreur — « Bourrage ADF » — à peu près à chaque fois que je voulais faire une copie ou numériser une feuille. Sauf qu’il n’y avait jamais aucun papier coincé. Jamais. ARGGGG….. Et, deux fois sur trois, je ne pouvais pas faire la copie ni numériser.

UN AN à avoir ce message… 

UN AN!

Un petit irritant, tu me diras. Sauf que je l’ai enduré. Semaine après semaine. Mois après mois. Parce que je n’avais pas le temps d’aller porter la machine en réparation, et surtout parce que je ne pouvais pas me passer d’imprimante.

La semaine dernière, j’y suis allée et, pour la période de « réparation », j’ai finalement décidé d’acheter une nouvelle imprimante. Et en la branchant à mon ordinateur… silence. Aucun message d’erreur.

J’ai numérisé et copié des feuilles juste pour le plaisir de voir que ça fonctionnait. ✅

Et là, j’ai ressenti quelque chose que je n’attendais pas : un IMMENSE soulagement. Comme si un poids invisible venait de tomber de mes épaules. 🪶 Je me suis sentie plus légère. Plus sereine. Heureuse, tout simplement. Pour une histoire d’imprimante!

Pourquoi on endure les petits irritants

Ça m’a fait réfléchir longtemps après avoir refermé la boîte de la nouvelle machine. Combien d’irritants on traîne, nous, dans notre vie, en se disant « c’est pas si grave » ou « je n’ai pas le temps de m’en occuper »? 🤔

Un vêtement qui ne fait plus. Une tâche qu’on remet sans cesse. Un robinet qui coule. Un « petit bruit » dans la voiture qu’on préfère ignorer. Un objet cassé qu’on contourne au lieu de réparer. Une conversation qu’on repousse. Une habitude qui ne nous sert plus mais qu’on garde par confort.

On se dit que ce n’est pas assez grave pour justifier le temps, l’énergie ou l’inconfort de s’en occuper. Alors on s’organise autour. On développe des réflexes pour l’éviter, le contourner, le tolérer. Et ça devient presque invisible, comme un bruit de fond auquel on ne prête plus attention.

Sauf que ce n’est jamais vraiment invisible. Chaque irritant qu’on tolère prend un peu de place dans notre tête. Une toute petite place, souvent, mais qui s’additionne à toutes les autres petites places occupées par tous les autres petits irritants. Et cette accumulation-là, elle pèse. Même quand on ne s’en rend plus compte.

Le jour où on s’en occupe enfin

Et le jour où on s’en occupe enfin — même pour une toute petite chose — on ressent ce même soulagement. Cette légèreté. Cette petite bouffée de bonheur. 💫

C’est presque toujours plus simple qu’on l’imaginait. On avait construit, dans notre tête, toute une montagne autour de ce petit caillou. Le temps que ça allait prendre. La complication que ça allait causer. Et puis on s’en occupe, et… ce n’était pas si pire. Le soulagement qu’on ressent n’est pas juste proportionnel à l’ampleur du problème réglé — il est aussi proportionnel au temps qu’on a passé à le traîner.

Mon amie Mimi m’a déjà écrit ceci sur un bout de papier : Quand on a un petit caillou dans sa chaussure, on n’est pas obligé de le garder pour bien avancer!

J’ai gardé cette petite feuille sous mes yeux pendant des années, sur le babillard dans mon bureau, pour me rappeler que si quelque chose devient trop agaçant, je n’ai pas à l’endurer. Depuis mon déménagement, mon bureau a changé de « set up » et cette petite feuille doit être rangée quelque part. Et j’avais presqu’oublié! Merci à mon imprimante de me l’avoir rappelé, un an plus tard, avec beaucoup moins de subtilité que mon petit bout de papier!

Et surtout, apprendre à en rire

Parce qu’il y a une autre option, en attendant de régler l’irritant — ou même après l’avoir réglé : en rire.

Rire du fait qu’on a enduré un message d’erreur pendant UN AN complet pour rien (rire de soi). Rire de toute l’énergie qu’on a mise à contourner le problème plutôt qu’à le régler. Rire de la montagne qu’on s’était imaginé devoir surmonter, alors que la solution a pris quelques minutes.

C’est une des choses que j’enseigne depuis plus de 20 ans en yoga du rire : le rire ne réglera pas ton robinet qui coule ou ton imprimante défectueuse (quel dommage! HAHAHA). Mais il change complètement le poids qu’on donne à l’irritant pendant qu’on l’endure. Il crée un peu d’air, un peu de distance, entre nous et le problème. Et cet air-là, souvent, c’est exactement ce qui nous permet de passer à l’action au lieu de continuer à endurer en silence.

Alors oui, règle ton irritant. Mais en attendant — et même après — ris-en un bon coup. Toi la première.

Ta mission cette semaine

🌀 Identifie UN irritant que tu tolères depuis trop longtemps. Un seul. Pas besoin de régler les dix à la fois — juste celui qui te vient en tête en ce moment, celui qui a une petite voix qui te dit « ça fait longtemps que je devrais m’en occuper ».

Et pose un geste, même petit, pour t’en libérer cette semaine.

Ça peut être : passer l’appel que tu remets depuis des mois. Jeter (ou réparer) l’objet qui t’énerve chaque fois que tu le croises. Avoir la conversation que tu évites. Prendre le rendez-vous. Faire le changement, même minuscule.

Allez! Évacue le petit caillou de ta chaussure.

Prends soin de toi, et surtout, allège-toi d’un irritant cette semaine. Ça soulage, et ça fait BEAUCOUP de bien! J’en sais quelque chose! HAHAHA!

Linda 💛

Quand ça déborde

Ce n’est pas exactement le retour que j’avais imaginé.

Ces jours-ci, la nature me donne une bonne leçon d’humilité (j’ai eu envie d’écrire d’humidité!)

🌊 L’embâcle est en train d’inonder le terrain où je passe mes vacances l’été.

La rivière est complètement sortie de son lit.

L’eau s’infiltre partout.

Elle contourne les obstacles, trouve des passages inattendus… et malheureusement, j’ai bien peur qu’elle n’ait fait des dommages à ma roulotte. (pour les Européens, une roulotte c’est ce que vous appelez une caravane!)

Disons que ce n’est pas exactement le retour paisible que j’imaginais en revenant dimanche soir.

Parce que je reviens justement d’une fin de semaine à Montréal, le cœur encore rempli de ce que nous avons vécu ensemble.

Mon weekend

✨ Pendant deux jours, j’ai eu le privilège de former neuf femmes extraordinaires qui sont maintenant devenues animatrices de yoga du rire.

Neuf nouvelles porteuses de joie prêtes à aller semer du rire dans leurs communautés.

Alors d’un côté, la joie déborde.
Et de l’autre… la rivière aussi.

La vie a parfois ce drôle de sens du timing.

Un moment, on célèbre.
Le suivant, on sort les bottes et on évalue les dégâts.

Et pourtant, même dans tous ces bouleversements, je sens quelque chose d’important :

Ce que nous cultivons intérieurement finit toujours par nous soutenir « quand les eaux montent ».

L’eau qui monte… comme les émotions

💧 Et pendant que je regarde l’eau chercher son chemin partout autour de moi, je me rappelle une chose importante :

Les émotions sont un peu comme l’eau.

Quand elles montent — stress, inquiétude, fatigue, tristesse — elles cherchent un passage.

Si on les bloque trop longtemps, elles finissent toujours par déborder quelque part.

Et bien souvent, pas au bon moment ni au bon endroit.

C’est pour ça que j’accorde autant d’importance à ces moments où l’on respire, où l’on bouge, où l’on rit ensemble.

Pas pour fuir la réalité.
Mais pour permettre à l’énergie de circuler.

Parce que lorsque la joie circule… on devient beaucoup plus solide face aux imprévus.

Même face à une roulotte pas faite pour prendre l’eau.

Alors, j’aimerais te demander…

Et toi? Est-ce que ton énergie circule… ou est-ce qu’elle est coincée quelque part ?

🌀 Ta mission cette semaine

Prends quelques minutes chaque jour pour laisser circuler l’énergie.

🌬️ Respire profondément.
🤸 Bouge un peu ton corps.
😄 Et si possible… ris.

Pas besoin d’une raison parfaite.

Juste rappeler à ton système nerveux que la vie ne se résume pas aux embâcles.

En attendant que ça fonde, je te salue en souriant!

Affectueusement,

Rire, joie et santé

Linda

Rire de soi, une compétence sous-estimée

Lundi en fin de journée, je sortais d’un magasin – un peu préoccupée par le fait que j’avais fait imprimer le mauvais document dont j’avais besoin pour la formation d’animateur de yoga du rire que je vais offrir en fin de semaine. Ishhhh… Pas contente de moi et de ma distraction!

Je sors du magasin et je me dirige vers ma voiture.

J’appuie sur la poignée.

Elle ne s’ouvre pas.

Je réessaie.

Toujours rien.

Je peste un peu après la serrure automatique qui ne fonctionne pas.

C’est là que je réalise…
ce n’est pas ma voiture.

Même couleur.
Même modèle.
Même stationnement… ou presque.

Celebrity gif. Jennifer Lawrence grimaces in front of a microphone during a panel as if to say, "Yikes!"
OUPS!

La mienne est identique, oui —
mais, à bien y regarder, beaucoup moins propre! 😅

Et là, sur le stationnement, j’ai ri.

Pas un petit sourire gêné.
Un vrai rire. À voix haute!

Parce qu’au fond… c’était inoffensif.
Humain.
Et franchement un peu comique.

Rire de soi, c’est une compétence sous-estimée.

On croit que la crédibilité passe par le sérieux constant.
On pense qu’il faut toujours avoir l’air sûr·e de soi, en contrôle, impeccable.

Mais la capacité de se voir trébucher… et d’en rire ?
Ça, c’est une forme de solidité intérieure.

Rire de soi, ce n’est pas se diminuer.
C’est se donner le droit d’être imparfait.
C’est relâcher la pression de devoir toujours “bien faire”.
C’est humaniser notre propre exigence.

Et surtout… ça détend le système nerveux.

En riant dans ce stationnement, mon corps a immédiatement basculé en mode sécurité.
Pas de honte.
Pas d’auto-critique.
Juste un moment léger dans une journée ordinaire.

Et ça change tout.

J’adore ça!

Alors je t’invite à faire ceci avec moi.

Observe-toi.

La prochaine petite erreur, le petit oubli, le moment un peu maladroit…

Au lieu de te juger,
essaie de sourire.
Peut-être même de rire.

Remarque ce que ça fait dans ton corps.
Dans ta respiration.
Dans ton humeur.

On ne peut pas éviter toutes les erreurs.

Mais on peut choisir l’énergie avec laquelle on les traverse.

Et parfois, tout commence par une portière qui ne s’ouvre pas.

💛

Avec toute mon affection… et un grand éclat de rire!

Linda

C’était juste un match… et pourtant!

Dimanche matin, je regardais la partie de hockey opposant le Canada aux États-Unis aux Jeux olympiques.

Et soudain…

Respiration courte.
Mâchoires serrées.
Épaules contractées.

J’étais assise sur le bout de ma chaise. Mon corps était en état d’alerte.

Pour un match de hockey!!
Un écran.
Une rondelle.

Un sport que je n’aime même pas spécialement! HAHAHA!

Rien de réellement dangereux. Juste la rivalité Canada-USA.

Et pourtant, mon système nerveux, lui, ne faisait pas la différence.

C’est là que j’ai eu un moment de lucidité :
Si mon corps peut réagir aussi intensément à un événement sportif… imaginez ce qu’il vit au quotidien face aux courriels urgents, aux conflits, aux échéances, aux responsabilités.

Notre cerveau primitif ne distingue pas toujours entre
🧠 un danger réel
et
📧 une pression perçue.

Le résultat ?
Respiration courte.
Mâchoire crispée.
Pensées accélérées.

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire quand le stress embarque — même pour “rien” ?

Voici 3 gestes simples que j’ai faits, là, devant ma télé :

1️⃣ J’ai desserré mes dents et relâché consciemment la mâchoire.
2️⃣ J’ai pris une longue expiration (plus longue que l’inspiration).
3️⃣ J’ai ajouté un micro-sourire volontaire sur mon visage.

En moins d’une minute, mon corps a reçu un nouveau message :
« C’est correct. Tu es en sécurité. »

Le stress n’est pas l’ennemi.
Il devient problématique quand il reste coincé dans le corps.

Cette semaine, je t’invite à observer :
Quand ta respiration raccourcit-elle ?
Quand ta mâchoire se serre-t-elle ?

Et surtout… peux-tu intervenir avant que la tension ne s’installe trop profondément ?

🌀 Mission de la semaine

Choisis un moment de stress (réunion, circulation, sport, famille).
Relâche la mâchoire. Expire longuement. Micro-sourire.
Observe ce qui change.

Serrer les dents, c’est comme conduire avec la lumière “check engine” allumée… on peut continuer un bout, mais ce n’est pas idéal.

Tu sais quoi faire!

En tout cas, moi je le sais. Respirer, relâcher, sourire… et pourquoi pas en rire fort?!  (Fais-le avec moi ici)

Merci de me lire

Linda

 

L’élasticité du temps

« Votre appel est important pour nous. Un agent sera disponible pour vous servir sous peu. »

« Vous reprendrez vos activités régulières rapidement »

Qu’est-ce que ces deux phrases ont en commun? LA PERCEPTION du temps!

On m’a dit : « Vous pourrez reprendre vos activités régulières rapidement. » C’était après la chirurgie au dos que j’ai subi le 19 janvier dernier. Une phrase courte, rassurante, presque légère. Et moi j’ai cru naïvement que deux jours plus tard, j’allais « péter le feu » (expression colorée que nous utilisons au Québec pour dire que nous sommes en grande forme)

Deux semaines plus tard, la douleur est encore là… et le mot rapidement a pris une toute autre couleur.

En parallèle, un message tourne en boucle depuis maintenant 54 minutes dans mon téléphone: « Votre appel est important pour nous. Un agent vous répondra sous peu. » Sous peu… un concept étonnamment élastique quand on attend au bout du fil depuis presqu’une heure.

Ce qui me frappe, c’est à quel point le temps devient subjectif dans ces moments-là.

Le même quart d’heure peut passer trop vite quand on se sent bien… ou devenir interminable quand on souffre, quand on attend, quand on espère être entendu·e.

Le temps n’a pas ralenti. C’est nous qui le vivons autrement.

Saviez-vous que, selon des études, pour avoir tous les bienfaits sur notre santé, nous devrions rire énergiquement entre 10 et 15 minutes par jour?! ÇA C’EST LONG! HAHAHA!

Faites en l’expérience avec moi ici. Juste un petit 5 minutes. Mais c’est déjà mieux que rien du tout.

Comment avez-vous trouvé le temps? Je me souviens très bien du moment où j’ai enregistré cette vidéo car je voulais tenir bon à rire pendant 3 minutes. Puis au bout du temps espéré, je n’arrivais plus à m’arrêter! Alors j’ai continué! Bah… pourquoi pas? HAHAHA!

🌀 Mission de la semaine

Cette semaine, offrez-vous 3 minutes. Oui, seulement trois. Mettez un chronomètre… et riez intentionnellement jusqu’à la fin. Observez ce qui se passe : l’envie d’arrêter, l’impatience, le regard qui cherche le temps qui s’étire. Puis remarquez aussi ce moment — parfois subtil — où quelque chose se détend, où le corps capitule et où le rire devient plus vrai.

Pas besoin que ce soit parfait. Juste présent. Juste vivant.

Comme dans l’attente… rester là change tout.

Et puisque cette semaine, lundi était le « jour de la marmotte »… recommencez chaque jour!

Avec le sourire et mon affection

Rire, joie et santé

Linda


Sortir de sa zone de confort

Il y a quelques jours, j’ai fait quelque chose qui m’a solidement sortie de ma zone de confort!

Solidement.

Je t’explique.

Depuis presque 20 ans, j’ai une tradition. Celle de joindre ma voix à celles des membres de la chorale où mon père a été directeur de la chorale de l’église pendant des années, pour la messe de minuit.  Chaque année, pour Noël, je chante avec eux. Non seulement ça me fait plaisir mais, ça me fait beaucoup de bien.

Chanter c’est l’un des éléments de la joie. Vous le savez n’est-ce pas? Si vous ne le saviez pas, c’est que vous ne recevez pas mes infolettres et vous ne voyez pas mes vidéos parce que j’en parle souvent. Je vous invite à le faire pour changer votre énergie, chasser la morosité, respirer!

En juillet dernier, nous sommes déménagés et avons quitté la ville où nous habitions depuis 25 ans pour nous relocaliser dans ma ville natale. L’intention était de nous rapprocher de mes parents.

Ainsi, j’ai proposé aux responsables de la chorale de me joindre à eux.

Jusque là, rien à signaler (quoi que déménager après 25 ans dans le même endroit, ça sort de sa zone de confort!)

À l’occasion, les membres de la chorale sont appelés à chanter pour des funérailles. Lors de celles de maman en mai dernier, nous avons été choyés de les avoir pour chanter ce que maman a certainement aimé entendre.

Bref, il y a quelques semaines, nous préparions les chants pour les funérailles d’un homme qui a marqué le développement de la ville et l’un des chants nous donnait du fil à retordre. Hugo, l’organiste attitré a suggéré qu’elle soit plutôt faite par un soliste.

J’aime beaucoup cette chanson…

Je ne sais pas comment l’expliquer mais c’est comme si je me suis sentie tirée vers l’avant pour aller lui dire « Moi je peux la chanter »!

J’ai « auditionné » et à ma grande surprise, on me l’a confiée…

Le lendemain, j’ai regretté d’avoir levé la main et j’ai envoyé un message pour dire que s’ils préféraient une voix d’homme ou quelqu’un d’autre, c’était vraiment plus qu’OK avec moi!

Je reculais dans ma zone de confort.

Le plus fort c’est que jusqu’au moment de la répétition avant le début de la cérémonie, j’ai proposé de laisser quelqu’un d’autre chanter!

Mais c’était moi qui devait la faire.

Alors je l’ai faite!

Et j’ai bien chanté!

J’avais peur de plusieurs choses. Premièrement, d’avoir le cœur gros et de pleurer pendant que je chantais les paroles qui me touchaient (les funérailles de ma mère ne sont pas si loin et l’émotion m’étreint encore bien souvent)… mais surtout, j’avais peur de me dévoiler. De laisser voir une partie de moi qui est plus intime. Ma voix chantée. Toute seule devant des gens.

Avec le métier que je fais, parler des bienfaits du rire devant des centaines de personnes, faire de la télé en direct, ça me donne un peu de trac oui mais j’y arrive sans peine! Mais chanter toute seule? Ouf!

C’est fou n’est-ce pas?  Peut-être mais c’est ainsi que je le ressentais.

Une fois que la chanson a été finie, te dire le sentiment qui m’habitait! Un mélange de fierté, de force, d’humilité et la sensation du grand possible!

As-tu remarqué comme on aime quand tout roule, quand la vie semble bien rangée, familière, prévisible?
Et pourtant… c’est rarement là que la magie se produit.

Sortir de sa zone de confort, c’est un peu comme plonger dans une eau froide. Au début, tout ton corps crie non! Tu veux reculer, retourner vers ce que tu connais. Mais si tu restes un peu, tu découvres autre chose : un frisson de vitalité, une étincelle, une énergie nouvelle.

L’inconfort est souvent le signe que tu es en train d’apprendre, de grandir, de t’ouvrir à de nouvelles possibilités. Oui, ça demande du courage. Oui, parfois ça brasse un peu (beaucoup même). Mais c’est aussi là que tu découvres des forces insoupçonnées, des facettes de toi que tu n’avais jamais rencontrées.

Et si, aujourd’hui, tu faisais un petit pas hors de ta zone de confort? Pas un saut vertigineux, juste un pas — assez pour sentir ce léger tremblement intérieur qui dit : « Oh, je suis vivant!»

Ta mission, si tu l’acceptes 😉 : fais aujourd’hui une chose qui te sort (un peu!) de ton confort. Et observe ce que ça réveille en toi.

Avec toute mon affection (et mon admiration pour ton courage!)

Rire, joie et santé

Linda

Rire en Russe?

Jeudi dernier, j’ai pu rire en Russe.

J’étais invitée à une entrevue-discussion suivie d’une brève séance de yoga du rire par mon collègue Dimitri qui est Master de yoga du rire en Russie.

Une expérience peu banale je l’avoue.

Je sortais d’un atelier de 90 minutes avec une équipe de travail stressés et soucieuse. Nous avions beaucoup ri! Et après tout ça, ma voix était faiblarde et je manquais d’énergie je l’avoue (je pourrais même dire que je « manquais de gaz »!).

Je n’avais pas envisagé animer 30 minute d’exercices de rire en plus de ce que je venais de faire en personne avec cette équipe! héhéhé.

Ça se passait comme ceci

Dimitri me posait ses questions en russe pour que tout le monde comprenne. Le traducteur me redonnait les questions en anglais. Je répondais en anglais et le traducteur ramenait tout ça en russe à son tour.

Certaines personnes présentes devaient certainement comprendre l’anglais car je pouvais voir des réactions avant la version russe de ce que je disais.

Le traducteur faisait un FORMIDABLE travail et je lui lève mon chapeau! Vraiment. Pour avoir déjà servi de traductrice au Dr Kataria lors de séminaires, je sais que ce n’est pas facile de reprendre ce que la personne vient de dire avec toutes les nuances du vocabulaire. Ça donne chaud!

J’ai trouvé fascinant…

À cause du groupe avec lequel je travaillais ce jour là, je n’étais pas en mesure d’être en ligne avec Dimitri avant 13h30. Il y a 8 heures de différence entre le Québec et la Russie. Il était dont 21h30 pour eux lorsque nous avons commencé.

Je ne m’attendais pas du tout à trouver plus de 45 personnes sur ZOOM avec nous! Une belle surprise!

Une quarantaine d’hommes et de femmes étaient présents… et bien réveillés pour m’accueillir et rire avec moi!

Vous avez peut-être des préjugés quand vous pensez à la Russie en ce moment. Et c’est normal. mais la chose importante à nous rappeler est la suivante.

Ne généralisons pas!

TOUS les Anglais ne boivent pas du thé! TOUS les américains ne portent pas des chapeaux de cowboys! TOUS les québécois ne blasphèment pas! (Bon, j’ai choisi des exemples un peu rigolos mais vous voyez où je veux en venir?)

La bonté et l’amour

Dimitri nous disait qu’ils ont ouvert des clubs de rire un peu partout et que ceux-ci sont beaucoup fréquentés. Que les animateurs et professeurs de yoga du rire de Russie déploient encore plus d’efforts pour inciter les gens à rire ensemble… pour la paix. Ils ont même une émission télé sur une chaine nationale, émission durant laquelle ils parlent des bienfaits du rire et font faire des exercices de yoga du rire aux téléspectateurs.

C’est merveilleux!

À un moment, j’ai pensé proposer un rire très à propos. Nous avons commencé par rire en français (HAHAHAHAHA!). Puis en anglais (HAHAHAHAHA!). Puis en russe (HAHAHAHAHAHA!).

AUCUNE DIFFÉRENCE!  Lorsque nous rions, nous parlons le même langage!  Universellement, nous rions aux mêmes sons!

Et ça, c’est formidable!

J’ai toujours pensé que l’humain est le même peu importe la langue que nous parlons. Nous sommes tous à la recherche de l’amour et du bonheur. Du moins, je le crois.

Nous sommes les mêmes…

Notre sang est de la même couleur.

Notre coeur bat aux mêmes rythmes.

Notre rire résonne les mêmes sons.

Même si je ne comprenais quasi rien de ce qu’ils disaient, je RESSENTAIS la bienveillance et l’humanité.

La prochaine fois que vous vous retrouverez dans une situation où vous ne comprenez pas ce que l’autre vous dit, connectez vous à votre ressenti. Juste pour voir si vous sentez une proximité de coeur avec la personne.

Je vous fais le rire de l’appréciation. À chacun et chacune qui me lisez ici.

Et je vous dis yaloubloutébia! (Ça veut dire Je t’aime en Russe… j’ai appris ça il y a fort longtemps et je m’en suis rappelée juste à temps pour leur dire!) et ça s’écrit comme ça en Russe Я люблю тебя. Moi je l’ai mis en phonétique! HAHAHA!

Belle journée!

HAHAMaste

Linda, votre HAHA Sister

 

 

 

Et si on « flippait » au positif?

Il y a plusieurs années, je participais à une journée de formation offerte par ma collègue Sonia Di Maulo qui portait sur le leadership et la communication positive.

Elle m’avait invitée à y offrir un bref atelier de yoga du rire aux participants. J’ai surtout eu la chance d’être présente pour SON atelier à elle. Et j’ai appris plusieurs choses importantes.

D’abord, j’ai été vraiment surprise de constater à quel point mon empreinte négative était présente dans mon vocabulaire!

Sans même en avoir l’intention d’être négative, je l’étais!

Négatif moi?

Avez-vous remarqué à quel point notre language de tous les jours peut bien souvent être fort négatif?

Au Québec par exemple, lorsque quelqu’un nous demande « comment ça va? » on répond bien souvent par « Ça va pas pire (ou ça va pas mal)! »

Négatif!

On dit aussi « pas de problème ».

Négatif!

« Je ne peux pas me plaindre ».

Négatif!

Tant que ça?

Le simple fait de prendre conscience de cela a changé des choses pour moi.

Bon, c’est toujours un effort de tous les instants d’être vigilente pour tout ce que je dis (et je rate bien des occasions de mieux faire) mais je m’améliore! Et c’est ce qui compte je crois. Un pas à la fois!

Un petit jeu de FLIPPER

L’expression anglaise « flip » se traduirait par rebondir ou renverser.

Je vous propose de faire quelque chose avec moi. Nous allons renverser des expressions « négatives » en expressions plus « positives ».

On essaie? Utilisez ce visuel pour modifier ce que vous choisiriez de dire.

Une fois que vous aurez « flippé » les énoncés au positif, je vais vous inviter à regarder ce que Sonia nous suggérait et surtout à porter attention à votre énergie lorsque vous lisez chaque ligne.

Vous sentez-vous aussi… négatif, perdant, triste, lourd ou est-ce que votre énergie a changé?

Je peux vous dire ce qui s’est passé pour moi en modifiant certaines expressions.

Je me suis sentie plus en « contrôle » et avec plus d’élan. Comme si j’étais aussi plus présente à MOI.

C’est pourtant tout simple ce que je vous propose de faire mais c’est parfois difficile.

On dirait même que nous sommes quasi conditionnés à nous exprimer en mode « négatif ».

Alors que diriez-vous de porter attention à partir de tout de suite à la manière dont nous disons les choses et de les « flipper » au positif?

Merci à Sonia DiMaulo pour cette belle leçon de vie!

Vigilence mes amis! Soyons vigilents!

Cliquez ici pour voir ce que Sonia nous suggérait.

Un exercice à faire MAINTENANT

J’ai un chouette exercice à vous proposer aujourd’hui.

Comme bien des choses dans la vie, je l’ai découvert par hasard. « Mais Linda, le hasard n’existe pas! » me direz-vous! Sans doute, non. HAHAHA!

Je vous invite à faire ce formidable exercice MAINTENANT.

Là. Tout de suite. Sans réfléchir.  Vous verrez pourquoi. C’est tout simple mais ça parle très fort.

Prenez une feuille de papier et faites un petit point noir au milieu.

Vous l’avez fait?  Arrêtez de lire et FAITES-LE.

Voilà.

Maintenant, décrivez ce que vous voyez.

Prenez 3 minutes pour décrire ce que vous voyez. Ne trichez pas!  Arrêtez de lire et FAITES-LE!!!  POUR VRAI! Sur n’importe quel bout de papier mais FAITES-LE!  Sinon, regardez la photo et décrivez ce que vous voyez! HAHAHA!

Ensuite…

Regardez ce que vous avez écrit.

Parlez-vous du point noir?  De sa taille, De sa position sur la feuille? De sa couleur sombre?

ou…

Parlez-vous de toute la partie blanche sur la feuille?

Ce qui se passe

Le petit point noir, c’est comme les soucis, les ennuis de santé, les inquiétudes financières, tout le tralala qui nous préoccupe dans la vie.

Pensez-y un autre instant.

Les points noirs sont très petits quand on les compare avec tout ce que nous avons D’AUTRE dans nos vies. C’est pourtant eux qui polluent notre vie.

Alors quoi?

Éloignez de vos yeux les points noirs de votre vie et prenez conscience de tout ce que vous avez. Profitez de chacune de vos satisfactions, de chaque moment positif que la vie vous donne.

Voyez l’abondance autour de vous… et RIEZ PLUS!  Vous vivrez plus heureux.

 

Ma propre expérience

J’avais suggéré cet exercice aux abonnés de mes infolettres dans un courriel envoyé il y a quelques jours. Ce matin, alors que je parlais à une amie qui me partageait ses réflexions sur un sujet qui nous préoccupait, j’ai eu une révélation!

Je mettais l’accent sur le point noir!! Sur ce qui ne fonctionnait pas, ce qui me dérangeait, ce qui manquait! Et je ne voyais pas tout le reste qui était là fleurissant dans ma vie!

C’est fou!!!

D’en prendre conscience m’a tout de suite amenée à REGARDER et REMERCIER pour tout le reste.

Ce faisant, devinez ce qui s’est produit?

OUI! Le « point noir » a perdu de l’importance à mes yeux car le reste était éblouissant!

Vraiment. Chouette exercice!

Vous l’avez fait?

Dites-moi… si vous aussi aurez des révélations comme la mienne! HAHAHA!

Rire, joie et santé

Linda

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Garder espoir

L’été dernier, je participais à un événement bien spécial. Le 60e anniversaire de fondation du Camp Claret du Lac Elgin.

Cette colonie de vacances a été fondée par un Père Clarétain, un jeune prêtre arrivé de l’Espagne avec une vision et une mission. Le Père Carmel Lerma.

À l’adolescence, j’ai eu la chance d’être campeuse dans cet endroit paradisiaque pendant 5 étés. La première année pendant 2 semaines et les années subséquentes, c’est tout l’été que j’y passais. Parce que mon père, professeur d’arts plastiques à l’école secondaire, avait été recruté par le Père Carmel à titre de coordonnateur.

Papa était alors en charge de la programmation des activités de tous les campeurs et toute la famille était au Lac Elgin pour l’été. Mon frère Luc et moi comme campeurs. Maman et mon frère Éric (trop jeune au début) au chalet.

L’été dernier, en 2023, en prévision de cette célébration, l’équipe qui organisait l’événement avait demandé aux invités de raconter un événement marquant de leur expérience au Camp.

Voici ce que j’ai envoyé.

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En quelle année environ s’est passé votre moment fort?  Oh je ne me souviens pas trop mais je pense que c’était en 1972.

J’étais campeuse à ce moment dans le groupe des Claire-Nature et papa était coordonnateur.

Mon moment fort

Nous étions parties en excursion au Mont Ham. Le temps était couvert et nous avons grimpé la montagne en après-midi. Le soir venu, nous dormions à la belle étoile, nous devions nous relayer pour garder le feu « vivant » afin d’éloigner les animaux, mais, curieusement, au petit matin quand le soleil nous a réveillées, le feu était éteint…  MAIS ce qui s’est présenté à mon regard a changé ma perception des choses pour toujours.

Il était très tôt et le soleil brillait fort dans le ciel, sur la montagne. En me redressant un peu, voici ce que j’ai vu. Le sommet du Mont Ham était « coupé » du reste du monde – un « tapis » de nuages s’étendait à perte de vue. Nous étions seules au monde sous le soleil éclatant!  C’était beau à couper le souffle. Je me souviens m’être émerveillée de ce que je voyais alors que mes amies campeuses semblaient trouver ça moins beau que moi!

Après avoir fermé bivouac, nous avons repris le sentier pour redescendre la montagne. Plus nous descendions, plus nous étions dans les nuages qui finalement sont devenus de la pluie une fois arrivées en bas.

Avant de retourner dans le minibus du Camp, je me souviens avoir regardé vers le ciel où on ne voyait pas du tout le sommet du Mont Ham (encore moins le soleil) et m’être dit que je ne devrais jamais oublier ce moment… car même si je ne le VOIS pas, le soleil brille quelque part.

Cette image m’accompagne encore. Je vous raconte ici et je la VOIS dans mon esprit!

Malgré les moments difficiles qui se présentent à nous dans la vie, le soleil brille quelque part… Alors garde espoir Linda!

Une expérience marquante

Ces images m’ont accompagnée toute ma vie depuis cet instant. Le soleil en haut des nuages.

Et je suis persuadée que ce que j’ai vécu en 1972 sur le haut de cette montagne, c’est ce qu’on appelle un moment de grâce. Le genre d’expérience qui transforme la perspective que nous avons des choses à tout jamais.

Si vous avez déjà pris l’avion un jour de pluie, vous savez ce que nous vivons quand l’avion dépasse la ligne de nuages.

Cette vision est aussi réelle que la pluie qui tombait sur la piste de décollage à votre départ!

Pluie au sol. Soleil plus haut!

Garde espoir (dites votre nom ici). Le soleil brille quelque part et si je m’élève au dessus de mes nuages, il est là.

Santé, rire et joie

Linda