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L’amour est partout

C’est la conclusion que je me suis faite hier alors que je recevais de l’amour de la part d’une personne qui aurait pu sembler plus qu’improbable.

L’amour est partout.

Peu de personnes sont au courant mais je suis en ce moment à Toronto depuis un peu plus d’un mois pour y accomplir une mission importante. Celle d’accompagner une grande amie dans ses derniers moments de vie humaine. Importante, difficile, triste, magnifique, privilégiée. Qualificatifs qui vont bien avec ce qui s’est passé.

Cette amie a pris une belle place dans ma vie depuis près de 30 ans. D’abord ma patronne lorsque j’ai travaillé à la Fondation de l’hôpital de Montréal pour Enfants où je l’ai connue comme une femme déterminée, solide, visionnaire, généreuse, parfois bousculante mais toujours juste. Un peu « bulldozer » mais surtout du genre qui VOIT le potentiel des employés et qui les force à se dépasser.

Quelques mois après qu’elle eut quitté ce poste, nous nous sommes revues « socialement » et au fil des mois, nous sommes devenues amies. Passer du « vous » au « tu » avait été un défi pour moi!

De fins de semaines à sa maison à la campagne, aux séjours estivaux dans le Maine, dans ce qui est devenu un véritable havre où nous pouvions refaire nos forces après des mois de travail éreintant et où nous arrivions toujours exténuées et prêtes à faire le vide, nous avons accumulé des souvenirs complices et souriants.

Pendant le dernier mois où j’étais auprès d’elle, nous nous sommes rappelées des petits endroits que nous avons explorés ensemble, à l’affût de la trouvaille amusante ou utile. Des antiquaires où elle aimait fouiner. Des paysages magnifiques… Elle me racontait ses voyages, les personnes rencontrées, les défis surmontés, les coups durs, la beauté du monde.

Je n’ai aucune autre amie qui me dit quand je lui demande ce que des pétales de rose font dans un petit contenant « Ça vient d’une rose sur le cercueil de Mère Teresa quand je suis allée aux funérailles avec madame Chrétien et la délégation canadienne » ou alors que je fais le tri de ses photos et lui demande si c’est bien elle avec la reine Elizabeth « Je lui ai été présentée à deux reprises » ou « cette photo a été prise avec… dans une léproserie en Inde » ou « J’ai acheté ça dans un marché près de… » en me nommant un pays éloigné où la majorité des gens ne mettrons jamais les pieds, où les hommes tissent des tapis magiques et où le village au complet accompli une tâche créatrice pour sa survie.

Elle est partie jeudi dernier. Sereine, le coeur rempli de gratitude, entourée d’amour et en plein soleil. J’étais auprès d’elle.

Les messages ont commencé à affluer de ses amis à travers le monde. Tous exprimaient la tristesse mais aussi la joie et la reconnaissance qu’ils avaient de l’avoir eu dans leur vie. Une femme plus grande que nature. Pas parfaite – loin de là – mais une femme qui faisait sa part pour rendre le monde plus équitable et plus beau.

Elle est partie.  Et je suis restée pour accomplir le début de la deuxième partie de ma mission. Un peu engourdie. Profondément émue et honorée d’avoir pu être avec elle au bout de ce chemin de vie.

Hier, j’avais entrepris des tâches administratives. Trier, classer, ranger pour occuper mon cerveau et tenter d’y voir plus clair.

Depuis une semaine, j’avais demandé à me faire remplacer pour mes séances de yoga du rire avec URGENCE RIRE et Rire en ligne (les séances de Corinne en France). Je n’ai pas pratiqué aussi assidument qu’à mon habitude mes exercices de rire intentionnel. Les larmes avaient la priorité! Je suis restée forte pendant des mois et il était temps de leur laisser le droit de sortir. Et elles sortaient!

Hier donc, j’ai souhaité reprendre mon créneau de 16h (heure du Québec) et proposer une séance de 10 minutes de rire intentionnel mais tout en douceur, pour ne pas me bousculer et pour éviter d’éclater subitement en sanglots comme ça m’arrive depuis quelques jours. Nous avons fait 10 minutes ensemble. Et ça m’a fait beaucoup de bien. En douceur, sans rire très fort mais je riais et c’était bon.

J’avais une dernière tâche à accomplir avant la fin de l’après-midi: aller à la banque pour les aviser du décès de mon amie et entamer le transfert de compte vers celui de la succession. Je les avais rencontrés à plusieurs reprises au cours des dernières semaines et ils ont fait preuve de beaucoup de délicatesse et de gentillesse à mon égard. J’ai tenu bon pendant que la responsable m’expliquait ce qui allait se passer et comment j’allais pouvoir procéder. C’est en sortant que j’ai « perdu mon calme » et me suis mise à pleurer alors que j’étais sur le trottoir à une heure de grande circulation. Incapable d’avancer. Je restais là à pleurer. Et les gens passaient près de moi indifférents et pressés de rentrer à la maison.

Jusqu’à ce qu’un homme qui marchait vers moi, habillé de manière vraiment extravagante et digne d’un costume assemblé de vêtements donnés, me regarde et me dise: « What’s wrong honey? Tell me. I am Mother Nature and I can help » Le regard tellement rempli de compassion et d’amour. « Qu’est-ce qu’il y a chérie? Dis moi. Je suis Mère Nature et je peux t’aider »

Cet itinérant amoché s’était arrêté pour me consoler… a voulu m’aider dans mon chagrin.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que, depuis des semaines, je voyais des sans abris chaque jour dans le voisinage et que les gens passent près d’eux sans s’arrêter mais aussi, que moi je ne me sentais jamais rassurée d’en croiser autant. Un homme qui hurle et gesticule et semble être en crise, ça n’a rien de rassurant j’en conviens. Et nous en croisons hélas trop en ce moment. Drogue? Santé mentale? Je ne sais pas mais je marche vite quand je sors dans ce voisinage.

Et cet homme qui parlait seul quelques instants plus tôt s’était arrêté pour me donner un peu d’amour alors que les autres passants passaient.

J’aurais voulu le prendre dans mes bras pour le remercier et l’accueillir à mon tour.

COVID oblige, je lui ai dit en m’essuyant les yeux, qu’il venait de me faire beaucoup de bien. « This, my dear, is worth a whole lot of brownie points in heaven. You are a dear dear man » « Ça, mon cher, ça vaut beaucoup de points de sucre à la crème au ciel. Vous êtes très très précieux cher homme » Et il a repris son chemin en m’envoyant un baiser de la main. Sans rien demander.

L’amour m’est arrivé sur un coin de rue d’une manière improbable et salvatrice. Le réconfort m’est arrivé de la part d’une personne qui en avait certainement autant besoin que moi. Un petit moment d’humanité profondément et intensément lumineuse.

Leçons à retenir: regarder avec les yeux du coeur. Ne pas juger. Ne pas avoir peur.  L’amour est partout.

HAHAmaste

Rire, joie et santé

Linda

La Journée mondiale du rire, c’est ce dimanche!

J’organise habituellement une grande activité publique  où tous sont invités à se joindre à moi pour souligner la Journée mondiale du rire en riant ensemble pendant une heure.

Mais cette année, puisque la Journée mondiale du rire coincide avec la formation de professeur de yoga du rire que j’offre présentement à Canmore en Alberta, je rirai avec un groupe dans nos majestueuses montagnes Rocheuses!  Je sais… c’est dur d’enseigner dans des endroits aussi magnifiques mais, que voulez-vous! Faut le faire!

Je discutais des effets sociaux et spirituels du rire avec quelqu’un il y a quelques jours et je me suis retrouvée à imaginer une situation pour démontrer mon propos.

J’expliquais à la personne que, lorsque deux personnes rient ensemble en se regardant dans les yeux, il ne reste aucune place pour la colère, la dispute ou la peur. J’ai fermé les yeux quelques secondes et je me suis imaginée en train de rire avec un terroriste (ou du moins, la représentation que je m’en fais). Nous nous regardions dans les yeux et étions en train de rire aux éclats, ensemble, de bon coeur…  Et rire encore. Jusqu’à ce que nous ayons les yeux mouillés, les jambes un peu molles, les joues roses…

Et ce que j’ai observé alors m’a vraiment étonnée.

Si je ressentais de la crainte, du ressentiment ou de la colère envers cette personne AVANT, il ne restait aucune trace de tout ça APRÈS que nous ayons rigolé ensemble dans mon esprit!  Toute trace de barrière entre nous avait disparu pour faire place à un sentiment de proximité, de complicité et d’affection.

Bon, vous allez me dire qu’il peut être bien plus facile de faire semblant de rire avec notre « ennemi » que de le faire en vrai. Peut-être. Mais ce que j’ai senti c’est qu’en nous imaginant rire ensemble, la chose s’était vraiment passée dans l’invisible!!! Et que MON ressenti à moi avait changé. Je n’envoyais plus les mêmes pensées agressives vers cette personne… Ce que j’envoyais c’était maintenant quelque chose qui ressemblait à « Ah merci! Je suis heureuse d’avoir vécu ça avec toi… C’était bon de rire ensemble n’est-ce pas? »

Alors cette année, je vous propose un petit défi RÉALISABLE à l’occasion de la Journée mondiale du rire : celui d’imaginer que vous êtes en train de rire aux éclats avec des personnes qui auraient peut-être besoin de rire plus et de décolérer… Peu importe que vous voyez les résultats, vous l’aurez fait AVEC eux.

L’intention de la JMR est la paix mondiale par le rire. Faites votre part vous aussi!

Moi je serai dans un parc public, quelque part dans les Rocheuses, et j’enverrai mon intention de rire vers les pays où ça barde vraiment beaucoup. Pas juste vers les pays, mais aussi et surtout vers des individus. Je me verrai en train de partager un éclat de rire avec eux et elles. Pour envoyer des vibrations de complicité, de fraternité et d’amour. Parce que même si on ne les voit pas avec nos yeux, nos coeurs les ressentent.

… le battement d’ailes du papillon…  Nous pouvons changer le monde, un rire à la fois!

Faites le RIRE DU COEUR à 13 h dimanche le 7 mai prochain. Ouvrez les bras, levez la tête vers le ciel et faites jaillir le rire de votre coeur pour entourer la planète de cette belle énergie.

Rire, joie et santé

Linda